Il avait brillé lors de la Coupe Arabe FIFA 2021 au Qatar. Youcef Belaïli a inscrit un but stratosphérique face au Maroc. Ce « golazo » l’a présenté au reste du monde tant il a fait le tour de la toile. En même temps, il avait résilié -à l’amiable- son contrat avec le Qatar SC. Il était donc libre depuis le 16 décembre dernier. Et, jusque-là, il n’a toujours pas trouvé un point de chute malgré une multitudes de pistes.

Par Mohamed Touileb
Où atterrira Belaïli ? C’est la question que tout le monde se pose. Le Mercato hivernal va ouvrir le 1er janvier et tout le monde guettera la signature du milieu-offensif de l’équipe nationale. D’ici-là, il devrait être remis de son infection au Coronavirus pour aller parapher un bail.

Des offres insuffisantes
Dans un premier temps, le joueur a indiqué qu’il voulait signer en Europe. Il rêverait d’y monnayer son talent. Toutefois, les offres concrètes en provenance du Vieux-Continent ne sont pas vraiment en nombre. Il n’y a que deux clubs qui auraient sondé sa piste. Ils ont fait des offres qui ne sont pas à la hauteur des espérances de l’Algérien ni de son génie. Un pensionnaire de la Liga espagnol était disposé à lui payer 600 000 euros annuels nets d’impôts soit un salaire d’un million d’euros. Aussi, le FC Bâle (Suisse), serait prêt à mettre 1.6 million d’euros pour le signer sur une durée d’un an et demi selon des informations. Et c’est tout pour le moment même si on parle du Galatasaray qui aurait mis son nom sur une liste de transferts éventuels.
Toutefois, il faut savoir que, avec ces données financières, les preneurs, exceptés les clubs du Golfe, ne risquent pas de se bousculer pour le convaincre de les rejoindre. Et ça n’a rien à voir avec son potentiel footballistique. C’est plus conjoncturel sachant que Belaïli devra jouer la CAN-2021 avec l’Algérie. Par conséquent, il ne sera pas disponible dans l’immédiat pour amorcer la deuxième partie de saison.

Les pire et meilleur scénarios
En outre, l’Oranais est habitué à percevoir un salaire annuel dépassant les 2 millions de dollars. Pas certain qu’une formation de seconde catégorie en Europe puisse lui offrir de tels émoluments. Le seul élément qui pourrait faire qu’une transaction se fasse avec ce salaire est la gratuité de sa licence. Elle coûtera 0 euro car il est libre de tout engagement.
Actuellement, la tendance est plus pour une s’engager avec un club du Golfe. Al-Aïn (Emirats arabes unis) et Al-Duhaïl SC, voire Al-Sadd SC, surveilleraient sa situation avec un intérêt certain. Il pourrait éventuellement rejoindre les rangs de ce dernier pour s’« amuser » avec son ami de toujours Baghdad Bounedjah.
Pour résumer, la situation est toute simple : Belaïli ne risque pas de chômer. Au pire, il jouera au Golf et dans le meilleur des scénarios, il finira par connaître une expérience européenne. Pour cette dernière destination, il semblerait que c’est le moment où jamais. Il aura la CAN-2021 pour confirmer, une autre fois, son talent et faciliter l’acheminement.