On a pu s’en apercevoir. Djamel Belmadi, driver de l’EN, n’est pas adepte du défaitisme. D’ailleurs, en 23 rencontres, dans lesquelles son team a marqué 45 buts et encaissé 15, il n’a concédé qu’un seul revers face au Bénin (1-0) à Cotonou le 16 octobre 2018. C’est d’ailleurs la seule ombre dans un tableau où l’on recense 17 succès et 5 nuls et une série d’invincibilité au cours de 20 matchs. Pour la date FIFA de novembre et la double-confrontation face au Zimbabwe (12 et 16 du mois) comptant pour les éliminatoires de la CAN-2021, le sélectionneur des « Fennecs » prône la même philosophie afin que ses poulains confirment le statut de champion d’Afrique.

Il y a ceux qui peuvent avancer des excuses pour les défaites mais Belmadi trouver des raisons de gagner. Le coach de l’EN a cette faculté d’exiger le maximum dans ses dialogues avant toute nouvelle sortie de l’Algérie. Qu’elle soit amicale ou officielle, l’approche du rendez-vous ne change pas. Normal vous diriez pour quelqu’un qui s’est fixé l’objectif fou de triompher dans la CAN-2019 quelques temps seulement après son arrivée sur le banc.
A l’époque, il reprenait une équipe moribonde et sans motivation. A peine 10 mois après, il en avait faite une machine de guerre qui a gagné ses 7 rencontres dans la messe continentale en terminant avec la meilleure attaque (13 réalisations) et la co-meilleure défense (2 buts concédés). Copie parfaite.

Quête de progression constante
Dimanche, l’architecte du sacre africaine d’ « El-Khadra » était en visite au stade 5 juillet 1962 (Alger) pour superviser la pelouse avant la rencontre contre les Zimbabwéens programmée ce jeudi (20h) pour le compte de la 3e journée des éliminatoires de la CAN-2021. Dans une déclaration faite à El Heddaf TV, l’ancien entraîneur d’Al Duhail (Qatar) a précisé que la phrase « dominer l’Afrique » a été « sortie de son contexte comme d’habitude » car « On est champion d’Afrique de toute manière. De facto, on est dans l’obligation de progresser à chaque match et ne pas perdre de vue nos objectifs. Et on jouera le match du Zimbabwe pour le gagner tout simplement.»
Belmadi sait que deux nouveaux éventuels succès signifiraient faire un grand pas vers la qualification à la prochaine édition du rendez-vous africain que le Cameroun devrait abriter fin 2021. Pour l’explication contre les « Warriors », il devra, d’ores et déjà, composer sans Youcef Atal touché par la COVID-19 et forfait. Pour le suppléer le pensionnaire de l’OGC Nice, c’est Hocine Benayada qui a été rappelé.

L’invincibilité, plus une motivation qu’obsession
Cela dit, c’est Mohamed Réda Helaïmia, utilisé lors des deux matchs d’octobre contre le Nigéria et le Mexique, qui est attendu pour occuper le flanc droit de la défense tant Belmadi n’aime pas trop retoucher ses plans. Après-demain, Ismaël Bennacer et consorts, en stage depuis hier pour ceux qui ont pu rallier le Centre technique national (CTN) de Sidi-Moussa tôt, fouleront la pelouse du temple olympique avec l’intention d’empocher trois points et consolider la première place dans le quartet «H»
Quelque part dans la tête, il y aura cette envie de rester invaincus afin d’avoir cette motivation importante sur le plan psychologique. Et ce, même si Belmadi sait pertinemment, comme il n’a pas manqué de le rappeler, qu’un revers finira inévitablement par arriver. Cependant, s’il est conscient qu’« on ne gagnera pas tous nos matchs, c’est sûr » et qu’ « un jour on perdra », l’ancien numéro 10 de l’Olympique Marseille veut qu’ « on perde face à un adversaire qui souffre et arrache une victoire contre l’Algérie difficilement.
C’est quelque chose d’acquis chez nous et il faut continuer comme ça.» Sur ce qu’on a pu voir depuis qu’il a été désigné, c’est que l’esprit de conquérant a été ancré avec succès. C’est pour cela que Belmadi est adulé. n