Pour l’instant, c’est ciel bleu au-dessus de la tête du sélectionneur des «Verts». Djamel Belmadi n’a pas connu de véritables averses depuis qu’il a été désigné sur le banc de la sélection. Et ce n’est pas parce qu’il n’y a pas eu d’épreuves à traverser. En bon capitaine, il a toujours su mener le bateau Algérie à bon port. Tout cela parce que l’équipage adhère à sa navigation footballistique.

Le bilan est édifiant. En 23 tests avec l’EN, Belmadi n’a connu qu’une seule défaite pour 17 victoires et 5 matchs nuls. La maîtrise est quasi-parfaite comme cette conception du football que ses poulains semblent particulièrement apprécier.
Et, d’après l’ancien entraîneur de Lekhwiya SC (Qatar), son vécu de footballeur l’a aidé pour connaître l’approche idéale et le discours à prôner auprès des «Fennecs» qui étaient au plus mal lorsqu’il avait débarqué un été 2018. Il avait opté pour la thérapie de choc avec la CAN-2019 qui a été fixée comme objectif invraisemblable à l’époque.

Secret : le mérite des joueurs en premier
Belmadi était conscient du potentiel et du travail à faire. Avec des joueurs responsabilisés et mis en confiance, le résultat était là : le triomphe, aussi sensationnel qu’inattendu, en Egypte. «Quand j’étais joueur, j’ai essayé d’avoir un plan de carrière, qui a été plus ou moins respecté. J’ai donné le meilleur de moi-même en étant ambitieux. Mais pour cette carrière de coach, il faut vraiment avoir beaucoup d’humilité. Car ce métier est tellement aléatoire, et dépend de beaucoup de choses. Notamment des joueurs. Ce sont eux les acteurs principaux. Je n’ai donc pas de plan de carrière», a estimé Belmadi lors de son passage dans l’émission «Football Show» sur BeIN Sports.
Malgré la folle consécration de la CAN-2019, il n’y a pas quoi tomber dans la suffisance ou penser que l’équipe a déjà atteint le stade de quintessence car le coach vise de plus prestigieuses échéances. On pense notamment à la prochaine Coupe du Monde. L’édition 2022 se jouera au Qatar. Un pays qu’il connaît parfaitement pour y avoir exercé pendant 6 années. C’est peut-être un signe du destin.

«L’Algérie et rien que l’Algérie»
En tout cas, loin de la superstition, les «Verts» ciblent une présence lors du raout universel de la balle ronde. «L’objectif, c’est déjà d’y être, a-t-il tempéré. Avec notre titre de la CAN, on a donné beaucoup d’espoirs aux compatriotes. Ils nous voient là-bas et on se voit là-bas. On sait que c’est compliqué et que ce n’est pas une chose aisée. Y aura 5 équipes africaines qui y seront seulement. Ensuite, si on a le bonheur d’y être, et qu’on aura mérité la phase finale, il faudra se préparer au mieux pour aller le plus loin possible. Dire qu’on peut atteindre les quarts ou les demies, ça serait manquer d’humilité. Mais on n’ira pas jouer petits bras, en se contentant d’une participation. On fera le maximum», a indiqué Belmadi sur la chaîne violette.
Il a aussi assuré être «avec l’Algérie, et à 2000%. Le Mondial, n’est pas un objectif moindre. Je ne peux pas penser à faire quelque chose d’autre. Aujourd’hui c’est l’Algérie et rien que l’Algérie.» C’est corps et âme que l’ancien meneur de jeu d’«El-Khadra» a pu redonner un nouveau souffle à la sélection. Cet investissement sincère a fait que Riyad Mahrez et ses compères puissent se relever. Eux qui étaient plus bas que terre après le passage désastreux de Rabah Madjer. Un lointain mauvais souvenir désormais. n