L’ancien patron de la Direction des services de sécurité (DSS) Athmane Tartag «n’est pas mis en détention pour avoir pris part aux réunions des 27 et 30 mars», dont les participants ont été accusés d’atteinte à l’autorité de l’armée et complot contre l’Etat, apprend-on de sources proches du dossier. Les accusations qui pèsent contre Athmane Tartag seraient plus lourdes que celles retenues contre Saïd Bouteflika, frère et ancien conseiller de l’ex-Président, ainsi que Mohamed Médiène, ancien patron du Département du renseignement et sécurité (DRS), selon la même source. Et pour cause, Tartag est présenté comme la «tête pensante» du «complot fomenté contre l’Armée et l’Etat», ajoute la même source, qui explique que les chefs d’inculpation retenus contre M. Tartag diffèrent de ceux retenus contre Saïd Bouteflika et le général Toufik. Pour rappel, une poursuite judiciaire a été ouverte le 5 mai dernier à l’encontre des nommés Athmane Tartag, Mohamed Mediène et Saïd Bouteflika ainsi qu’à l’encontre de toute personne dont l’implication est établie par l’enquête, pour les chefs d’inculpation «d’atteinte à l’autorité de l’Armée et complot contre l’autorité de l’Etat », des faits prévus et punis par les articles 284 du Code de justice militaire et 77 et 78 du Code pénal.