Le ministre de la Santé de la Population et de la Réforme hospitalière a réaffirmé son refus d’abroger le service civil. A l’occasion de la présentation du projet de loi sur la santé, il a confirmé une obligation qui fait pourtant l’objet d’un bras de fer exténuant avec les résidents.

Ces derniers voient dans cette mesure une forme de mépris doublée d’une inefficacité professionnelle criante puisqu’ils considèrent cette obligation comme une perte de temps et une dilapidation des moyens de l’Etat. Il est indéniable aujourd’hui que pour les pouvoirs publics, le service civil sera bien maintenu. Voilà qui aura le mérite de clarifier les choses. L’État annonce qu’il mettra en œuvre toutes les conditions nécessaires afin que ce devoir se déroule dans de meilleures conditions. Et surtout touchera son objectif, c’est-à-dire, assurer des soins pour les citoyens dans les endroits les plus reculés.
Il s’agit de mettre l’accent sur l’importance de maintenir le service civil pour réduire l’écart des prestations sanitaires préventives et thérapeutiques dans les régions à faible couverture sanitaire. On ne le dira jamais assez, la santé est un droit de tous les citoyens où qu’ils se trouvent sur le territoire national. Il était évident que l’exigence d’abroger impérativement ce système de solidarité nationale jouait en défaveur des résidents. Ces derniers auraient particulièrement gagné à concentrer l’effort des revendications à des niveaux moins corporatistes et plus ouverts vers l’amélioration d’un secteur lui-même malade. L’Etat, qui garantit les droits fondamentaux dans le cadre de la solidarité nationale, a le devoir d’assurer la santé. Il est évident que les hôpitaux dans le Sud ont besoin de médecins. Il n’est pas normal d’employer des cohortes de praticiens dans les hôpitaux d’Alger et des villes du Nord et de ne trouver personne pour soigner les malades au Sud. Maintenir un service civil solidaire tout en assurant aux médecins les conditions optimales pour exercer, devrait être une issue appropriée à la crise actuelle.