Le coronavirus poursuit sa marche sans répit. La barre des 20 millions de cas a été franchie dans le monde depuis déjà lundi, alors que le nombre de décès causés par la pandémie dépassait largement les 730 000 personnes au même jour.
Le bilan est beaucoup trop lourd, et autant préoccupant qu’aucun signe ne vient annoncer un quelconque repli de la maladie infectieuse qui semble saisir l’opportunité que lui offre le déconfinement à travers la planète pour se redéployer et frapper dans les masses.
Et pour trouver une consolation, on évoque une stabilisation des chiffres enregistrés depuis juillet, alors qu’entre-temps, la Russie crie victoire en annonçant avoir validé un vaccin qu’elle a baptisé « Spoutnik V », avec toute la dose symbolique que porte en elle cette appellation sur le registre des hostilités en douceur que se livrent depuis toujours Russes et Américains.
En Algérie, les derniers chiffres sont à la baisse, témoignant d’une accalmie bonne à vivre pour un moral sapé par l’offensive insoutenable dont fait preuve l’épidémie durant plusieurs semaines. Parallèlement à cette baisse, la prise en charge des personnes infectées se serait améliorée ces derniers jours dans les établissements sanitaires, selon le ministre du secteur, qui y relève une baisse de pression devenue plus que nécessaire pour un personnel médical au four et au moulin depuis l’arrivée du virus en Algérie voilà cinq mois déjà.
Cinq longs mois de guerre contre un ennemi qui frappe sans dévoiler totalement son arsenal de guerre, rendant la tâche de plus en plus difficile à la corporation des blouses blanches, positionnée en première ligne de cette guerre et qui refait quasi-quotidiennement la comptabilité macabre que subissent ses effectifs, corps médical et paramédical confondus. 69 décès, 4 025 cas de contamination. Un deuil qui n’en finit pas.