Dans la cinquième partie de ses aveux, diffusés lundi soir par la Télévision algérienne sous le titre «Chemin de la félonie…détails d’une conspiration», le terroriste Benhalima a indiqué que «Amir DZ» (Amir Boukhors) entretenait des liens douteux avec plusieurs parties, ce qui prouve ses accointances avec plusieurs départements et services de renseignement étrangers, dont le régime du Makhzen qui l’a enrôlé pour mettre à exécution ses plans hostiles à l’Algérie.

Concernant les liens de «Amir DZ» avec le Makhzen, Benhalima a révélé que des intermédiaires marocains établis en France et en Espagne étaient en contact permanent avec lui, dont la dénommée Sabah Yakoubi (établie en Espagne) qu’il a côtoyée après l’expulsion de Mohamed Abdallah. Celle-ci était chargée d’organiser les sit-in de soutien à Mohamed Abdallah, auxquels ont participé plusieurs ressortissants marocains, a précisé Benhalima. Cette binationale (marocaine et espagnole) qui dirige le syndicat des travailleurs marocains en Espagne était en contact avec des membres du Parlement espagnol, a-t-il ajouté. «Amir DZ» était également en contact avec le dénommé Walid Kebir, qui se prétend Algérien et vit au Maroc, et avec une Marocaine établie à Paris (France), qui lui remettait des enveloppes scellées, après quoi il faisait un live sur les réseaux sociaux où il s’attaquait à l’Etat algérien et à son Armée, selon Benhalima. Il a également dévoilé la relation qu’entretient le terroriste Amir Boukhors avec un journaliste marocain dénommé Ahmed Gharabi, travaillant pour le compte du journal «Jeune Afrique» et auteur d’un article à son sujet en janvier 2021, en plus des relations qu’il entretient avec des partis influentes en France, par le biais de son avocat juif qui, selon Benhalima, lui aurait demandé de payer 10.000 euros pour faciliter l’obtention de l’asile politique en France. Dans ses aveux, Benhalima a révélé qu’«Amir DZ» cherchait inlassablement à blanchir son image et tentait d’apparaître tel un militant et un défenseur des droits de l’homme auprès de l’opinion publique française, précisant qu’une société française lui avait proposé, en octobre 2021, de produire un film à son sujet à projeter sur une plate-forme de streaming afin qu’il apparaisse comme «un héros et un opposant politique». La société lui a, même, assuré les services d’un scénariste mexicain et lui a exigé de ne pas parler du mouvement «Rachad», ni de Larbi Zitout, ce qui a déplu à ce dernier et accentué le désaccord entre les deux hommes. «Amir DZ» est propriétaire d’un appartement dans une zone militaire à Paris et d’un autre dans l’un des quartiers huppés de la capitale française, il dispose également de deux voitures de luxe. Il a ouvert récemment un café avec le dénommé Boukezouha et a transféré tous ses biens au nom de sa femme. Il garde plus de 200.000 euros auprès de Smaïl Zitout et 100.000 euros chez le dénommé Imad Lakhdara. Il a avoué que le dénommé Imad Lakhdara, résidant au Canada, soutenait financièrement «Amir DZ» et lui organisait des sit-in et des marches, rappelant qu’il lui avait collecté 100.000 dollars, lorsqu’il avait été interpellé par la police française en juin 2020, et 60.000 euros dans l’affaire Saïd Chetouane. Selon les aveux de Benhalima, Imad Lakhdara a fondé une association et nommé Sofiane Chouiter au poste de conseiller juridique, ce dernier est en passe de collecter des dossiers sur les détenus, afin de soumettre cette affaire au Parlement canadien et à l’ONU, dans le but de faire pression sur le Gouvernement canadien pour qu’il rompe ses relations avec l’Algérie, sous couvert de «défense des droits de l’homme». Ce n’est qu’après avoir côtoyé tous ces éléments terroristes, que le terroriste Benhalima s’est rendu compte que leur objectif principal était d’attenter à la stabilité de l’Algérie, a-t-il révélé. Il a, par ailleurs, évoqué certains procédés utilisés par le terroriste «Amir DZ» pour blanchir de l’argent en recourant à des intermédiaires dont Abdallah Drissi, «AmirDZ» n’acceptant aucune transaction bancaire pour se soustraire au fisc et ne laisser aucune trace. (APS)