Faire sortir l’Algérie d’une situation politique et économique critique et la diriger vers une nouvelle ère où le peuple retrouve confiance. Le défi du gouvernement actuel explicitement exprimé dans son plan d’action ne sera pas de tout repos. L’Algérie est irrémédiablement un grand chantier à remettre à l’endroit. Et les attentes des Algériens sont particulièrement grandes. L’Algérie de 2020 n’est plus celle des années 80 ou 90. Et les exigences en termes de développement sont également différentes. Les profondes réformes politiques et socioéconomiques annoncées par un gouvernement se trouvant dans une période politique cruciale seront particulièrement irrémédiables. Il n’y aura plus de temps pour une phase « d’apprentissage » que le pays semble avoir déjà consommés. La crédibilité de la vie politique ainsi que sa moralisation seront jaugées à l’aune des prochains rendez-vous politiques qui ne tarderont pas à intervenir. Le gouvernement qui aura à gérer une période de transition tout aussi importante aura plusieurs fers aux feux. « L’efficience » de l’activité économique et la « correction » des disparités sociales, également annoncées par le gouvernement, seront surtout des indices probants sur la véritable voie prise dans le sens de l’amélioration du niveau de vie de l’Algérien. La mission de « remettre l’Algérie sur la voie du progrès et de la prospérité » sera d’autant plus exaltante que les responsables politiques qui auront été aux commandes du bateau Algérie marqueront les annales de leur passage. La consolidation de la démocratie à travers le renforcement des libertés et la promotion d’une société civile libre de toutes restrictions administratives est manifestement une voie immanquable pour conforter la stabilité interne. Autant que le renforcement des contre-pouvoirs politiques et la dotation du pays de médias libres et professionnels, à la mesure de l’Algérie, de son poids régional et de son Histoire.