«Les grands ne meurent jamais», une citation qui prend tout son sens lorsqu’on jette un œil sur l’affiche finale que nous offre la Coupe d’Afrique des nations 2017. Le chiffre 7. Un symbole qui résume, à lui seul, les enjeux et le prestige de ce duel.

D’une part, il y a l’Egypte et ses 7 consécrations continentales. D’une autre, le Cameroun qui tentera, pour la 7e fois, de se poser sur le sommet du football africain comme ce fut le cas à 4 reprises déjà (1984, 1988, 2000 et 2002). A eux deux, les Camerounais (7) et les Egyptiens (9) ont joué la moitié, soit 16, des finales des 31 éditions de la CAN désormais. C’est pour avoir une idée sur les cartes de visite du duo ultime des 16 prétendants, qui été initialement en lice, pour charmer l’auguste dame du continent noir. Un retour au premier plan qui cache un creux générationnel ayant été fatal à la souveraineté des «Pharaons» et au règne des «Lions Indomptables» dans une arène footballistique des plus atypiques. Deux ténors qui ont vu leur statut remis en question lors des dernières séquences du tournoi amiral de la balle ronde dans la zone CAF. Une malédiction qui a perduré plus longtemps pour les Camerounais n’ayant plus brandi le trophée depuis le doublé historique réalisé lors des opus 2000 puis 2002. Du coté de l’Egypte, c’est le triplé inédit établi entre 2006 et 2010 qui avait rassasié le onze au Sphinx de Gizeh sur l’emblème du maillot de la sélection. Le temps de digérer cette pile de sacres, et revoilà les ambassadeurs du «pays du Nil» qui viennent déferler de nouveau sur la scène de la balle ronde. Parallèlement, les «Lions Indomptables» ont mis plus de temps pour affûter leurs crocs et postuler, de nouveau, pour la consécration. Une seconde vie et une renaissance des cendres passées pour tenter d’écrire le plus beau des futurs : ce sera la mise à rafler lors de cette ultime empoignade à «Bongoland». Un palmarès à garnir et une étoile à broder sur la tunique. Un privilège «cousu pied» que personne ne voudra bouder. Pour ce faire, il faudra suer et barouder. Ce combat est loin d’être un baroud d’honneur. Il n’y a que la conquête du trône qui pourrait faire le bonheur. A quelques encablures de l’extase, chacun voudra être ivre de joie au terme des débats. La couronne fait rêver. Notamment après être tombé si bas. Au terme d’une finale, seul les couronnés sortiront la tête haute. Pour ces deux ténors, c’est la victoire et rien d’autre.