Dans les cages, il a joui de la souveraineté d’un Raïs. M’Bolhi a toujours été le choix premier pour protéger la tanière des «Fennecs». Un règne incontestable pour un gardien à la carrière aussi mystérieuse qu’incompréhensible pour un portier au talent incontestable.

Que serait-il sans l’Equipe nationale? Certainement un keeper lambda susceptible de sombrer dans les paliers les plus obscurs d’une balle ronde qui n’acquitte pas toujours les meilleurs. Depuis la Coupe du Monde 2010 et ce second match face à l’Angleterre, M’Bolhi, qui compte 50 apparitions avec la tunique de l’Equipe nationale, a, inlassablement et de tout temps, été le protecteur des filets des Verts. Les seules fois où il a renoncé à cette mission, c’était à cause de pépins physiques. Ce fut le cas lors du match barrage (14 novembre 2013) pour le Mondial 2014 contre le Burkina Faso à Tchaker où Mohamed Lamine Zemmamouche l’avait suppléé. Sans oublier son forfait récent durant la Coupe d’Afrique 2017 (14 janvier – 05 février), qui se déroule au Gabon, où il a été contraint de laisser sa place à Malik Asselah à cause d’une blessure au genou. En tout cas, en un match, le nouveau transfuge du Stade Rennais à fait l’étalage de toute sa classe et ses indéniables qualités intrinsèques. Tout le monde se rappelle de sa partie de très haute qualité contre le Zimbabwe à l’occasion de la première sortie de l’EN dans la messe. Des parades, des arrêts, du pied, de la main opposée, l’ange-gardien a évité l’enfer à l’Algérie comme la sélection l’a mis à l’abri de la déperdition footballistique depuis que sa carrière en club ne va pas pour le mieux. S’il a connu 11 clubs depuis le début de son aventure professionnelle, la sélection algérienne était la seule dont il a défendu les couleurs même s’il est binational. » L’Algérie m’a tout donné. Quand en club ça n’allait pas, la sélection a été là pour moi. C’est ce qui fait que je suis là aujourd’hui», a reconnu Raïs lors de sa présentation, lundi, à la presse avec ses nouvelles couleurs rennaises sous la coupe de Christian Gourcuff, ancien driver d’» El-Khadra». Bien qu’il se soit souvent trompé dans ses choix de carrière, comme il l’affirme, le fait d’avoir répondu favorablement aux sirènes de la patrie lui a assuré une sortie d’immunité et une place spécial que ses prestations et son dévouement lui ont valus auprès des Algériens. Le président de la défense algérienne a fait preuve de gratitude. Et c’est tout à son honneur.