Par Mohamed Touileb
Le début de l’histoire, on ne l’imaginait pas ainsi. On pensait que la qualification au second tour était une formalité. Mais on se retrouve là, avec un ultime sursis et un dénouement des plus indécis. Tout cela parce qu’on a été fébriles et imprécis. Après deux journées dans la CAN-2021, l’équipe nationale est dernière de sa poule avec un petit point. On est là à rêver d’un grand pont qui nous mènerait vers la deuxième partie de la compétition. Pour cela, il faudra absolument prendre le meilleur sur la Côte d’Ivoire et dompter les Eléphants. Le tout, en considérant certaines configurations pour ce qui est de la qualification. On est loin du «conte» de 2019 en Egypte lorsque l’EN avait fait le carton plein. Au Cameroun, les «Verts» voient le vide et craignent de confirmer le bide. Un football prévisible, une stérilité qui persiste et un jeu rigide et les «Fennecs» ne distinguent plus le Nord du Sud. Ils se heurtent aux premières péripéties depuis trois ans dans un environnement qui leur est manifestement rude. Certains peuvent y voir le début de la régression ou son prélude. Mais on a bonne foi que nos «Guerriers du Désert» puissent regagner de l’attitude. Ce revers contre la Guinée équatoriale ne nous donne pas plus de latitude. Il nous condamne même à livrer une impitoyable lutte afin de ne pas entériner notre chute. Djamel Belmadi et ses protégés ont les moyens de redresser la courbe et la corriger. Et ce qui rend le rachat possible c’est le fait que leur destin reste entre leurs pieds. On parle tout de même du champion sortant du continent. Et s’il y a un orgueil à faire valoir, c’est le moment. En tout cas, nous, on y croit. Fermement.