L’Equipe nationale semble se diriger vers un échec grotesque dans la Coupe d’Afrique des nations 2017 (14 janvier – 5 février au Gabon). On vous l’accorde. Bien que les «Verts» ne soient pas définitivement éliminés, les couteaux sont déjà sortis.

Les lames aiguisées de la palabre pour disséquer un échec qui pouvait survenir. Le football n’a jamais été une science exacte car obéissant à la seule réalité du terrain. Voilà que chacun désigne un coupable pour personnifier ce qu’est une faillite collective dans un sport d’équipe. Les arguments les plus aberrants sont sortis, les règlements de compte personnels sur le dos de notre balle ronde au plus mal. Des débats dirigés où l’objectivité ne semble guère avoir de la place. Une élimination d’une compétition sportive est vécue tel un drame. Pourtant, c’était le risque qu’encouraient les 16 sélections engagées dans la messe continentale à des degrés moindre bien sûr selon les statuts. Mais parfois, les choses ne se passent pas comme prévu. Une entrée ratée peut tout chambouler. Sans oublier la pression médiatique récurrente et pesante sur des «Fennecs » qui semblent trop fragiles coté psychologique. Un groupe qu’on dit « trop protégé et gâtés». On ne dira pas le contraire vu les gros moyens financiers investis en cette EN. Les 82 millions de dinars (8.2 milliards de centimes) que nous coûtera ce premier tour, si l’aventure prend fin après les trois matchs bien sûr, témoignent de l’ardoise conséquente dédiée à la préparation de ce rendez-vous biennal. Bien sûr, on peut critiquer le jeu médiocre proposé par les camarades de Riyad Mahrez. Cela est légitime. On a aussi le droit de dire que le sélectionneur national Georges Leekens a montré ses limites tactiques, cela est un risque auquel tous les coaches du monde, même les meilleurs, s’exposent. Il est aussi compréhensible que l’on dise que la politique prônée, après la Coupe du Monde 2014 au Brésil, par Mohamed Raouraoua, président de la Fédération algérienne de football (FAF), n’a pas été fructueuse. Cependant, il n’y aucun intérêt de mener des cabales médiatiques et des machinations à l’encontre des joueurs, du staff technique ou du premier homme de la balle ronde en Algérie sans avancer des arguments objectifs. Juste pour tenter de faire le « buzz » en essayant d’être démago ou populiste. Il y en a même qui ont appelé un président de club suspendu à vie par l’instance fédérale pour lui demander à qui incombait la responsabilité dans cette situation délicate. A quelle réponse fallait-il s’attendre? Le concerné a, bien sûr, rhabillé le patron de la FAF pour l’hiver avec un discours assaisonné de haine plus que des vérités. Sachant qu’il fait super froid à Oum El-Bouaghi, le «prêcheur » aurait dû commencer par se couvrir lui-même.