«Nous sommes très heureux d’avoir remporté ce match. C’était important pour nous et pour tous les Ghanéens. A la CAN, il n’y a pas de petites équipes, c’est pour cela que nous travaillons énormément tous les jours.

Je suis content d’avoir pu aider mon équipe avec ce penalty. On aurait dit que le défenseur n’était pas très en confiance face à moi. C’est dans ces situations qu’on peut créer le danger. On est qualifié pour les demi-finales, maintenant il va falloir se concentrer sur ça «,Christian Atsu, l’ailier du Ghana, ne semble pas rassasié comme l’illustre cette déclaration après la victoire (2 buts à 1) contre la République Démocratique du Congo en quart de finale de la Coupe d’Afrique des nations 2017 (14 janvier – 05 février au Gabon). D’accord, le péno dont il a bénéficié était discutable. Oui, les Ghanéens ont tremblé face à de vaillants Congolais. Mais la notoriété des « Black Stars « à l’échelle africaine n’est objet à (presque) aucune contestation. En apprivoisant les « Léopards «, les camarades de Jordan et André Ayew, les deux buteurs des « Brésiliens de l’Afrique « lors de la partie face aux Congolais, se sont offert la 6e demi-finale à la file dans la CAN. La 14e en 21 participations. Une performance qui mérite d’être soulignée parce qu’elle est tout simplement énorme. Les camarades de Mubarak Wakaso sont devenus un «As» permanent du dernier carré. Un groupe qui joue avec la « grinta «. Un vrai «As» de cœur. Etonnant ? Pas vraiment puisque la sélection en question compte déjà 9 finales dans le tournoi (record absolu) pour 4 couronnements. Lors des 5 derniers opus du rendez-vous biennal, Gyan Asamoha, joueur le plus capé (100 capes) et buteur historique (49 réalisations), & cie ont pêché par deux fois dans la finition échouant au pied du trône pour une médaille de bronze et deux 4e places. Toujours plus ! C’est le leitmotiv des héritiers d’Abédi Pelé qui rappellent une autre génération. Celle qui a disputé 4 finales consécutives entre 1963 et 1970. Sauf que, jadis, le tournoi était composé de 6 équipes scindées en 2 groupes. Et il suffisait de jouer 3 rencontres pour se faire distinguer. Les temps ont changé mais le lustre est resté intact dans un pays où le football fait partie de la tradition et du patrimoine. Le Ghana semble maître du temps car il ne donne pas l’impression de subir ses effets ou vivre sur des acquis lointains comme certains. La rage de triompher et la soif de vaincre sont, plus que jamais, susceptibles de mener les quadruples champions au pouvoir dans une terre gabonaise où dame souveraineté reste un cœur à prendre. Pour cela, il faudra, encore une fois, jouer aux dresseurs face aux « Lions Indomptables « du Cameroun en demie. Un vrai choc de titans !