Un vent et un acte décevant. La main du sélectionneur de la Tunisie, Henryk Kasperczak, est restée tendue. Comme la situation qui prévaut au sein de la Tunisie qui a pris la porte dans la Coupe d’Afrique des nations 2017 (14 janvier – 05 février au Gabon).

Samedi, à l’heure de jeu entre le Burkina Faso et la Tunisie, Wahbi Khazri est rappelé sur le banc par son coach. Le changement n’était pas du goût du numéro 10 des «Aigles de Carthage» qui, a tout simplement, refusé la poignée de main avec son driver. L’image a fait le tour de la Toile dans les heures qui ont suivi. Une attitude intolérable devant les caméras qui retransmettaient le quart de finale de la messe continentale. Le comportement de Khazri vient refléter la mentalité de certains footballeurs africains évoluant de l’autre côté de la rive. Un brin d’arrogance ajouté à une coasse condescendance que les «vedettes», adoptent une fois en dehors des murs de leur club employeur. Avec la tunique de la nation, ils se permettent d’exprimer (trop librement) un mécontentement qu’ils rumineraient sur le Vieux-Continent. Même si le remplacé pense que c’est trop tôt pour sortir ou qu’il ait encore sous la pédale pour le temps restant, il n’en demeure pas moins que ce type de réactions n’a rien à voir avec l’éthique et le respect. Un mauvais exemple pour les milliers d’enfants qui ont suivi les Msakni, Khazri et Brahimi (tiens tiens) comme inspiration. Une scène similaire et aussi coquasse s’est passée avec l’équipe nationale. Face à la Tunisie, Georges Leekens, désormais ex-premier responsable de la barre technique des Fennecs, demande au dernier nommé de céder sa place. Dans sa sortie, le sociétaire du FC Porto se défoule sur la glacière avec un coup de pied qui n’avait pas cadré la moindre frappe lors du tournoi. La scène n’était pas aussi froide que celle de Khazri avec Kasperczack, mais la conduite tout autant condamnable. Des mauvais caractères qu’on a su apprivoiser ailleurs. En Europe, même quand certains sont placardisés, ils prennent leur mal en patience et se disent «au service de l’équipe et apte à jouer quand l’entraîneur le veut.» Même pour dix minutes ou un changement dans le temps additionnel. Est-ce que le demandeur du changement n’exerce pas la même profession en sélection ? Tout cela n’est que caprices de Zigotos qui nous ont écœurés avec le Zigomar. La «star-attitude» est une chose, briller et s’illustrer de par son football c’en est une autre…