Quelle position adoptera le Cnapeste après sa décision de tenir des assemblées générales dans les wilayas et d’annoncer une réponse à ce qu’il considère comme un déni de ses revendications légitimes par le ministère de l’Education nationale ?

La réponse vient peut-être de ses délégués de Ouargla et de leur chef de file Abdelouahab Benjeloul. Le coordinateur du syndicat dans la wilaya indique à Reporters que « la situation est ouverte à toutes les éventualités, mais que la menace de grève est écartée pour l’instant». «Comme première mesure possible, on peut recourir à un boycott administratif », ajoute-il sans autre précision.
Selon M. Benjelloul, « la ministre de l’Education nationale n’a pas tenu ses promesses ». Plus de 500 enseignants ex-grévistes dans Ouargla et sa région n’ont pas reçu leur salaire du mois de mars, indique-t-il en estimant qu’il s’agit d’une « mesure illégale ». « La loi stipule que les retenues sur salaire pour des grévistes sont de 20 à 50 % maximum, jamais la totalité », a ajouté cet enseignant syndicaliste. « Les plus touchés, d’après lui, sont les professeurs ayant des familles à charge et qui se sont retrouvés sans le sou et sans même pas de quoi acheter un sachet de lait, ce qui est inacceptable », a-t-il poursuivi.
Pour lui, les assemblées générales et les réunions qui ont commencé et qui devront connaître leur point d’orgue durant ce week-end devront être « chaudes » et la pression sur la direction nationale du Cnapeste sera lourde. Nouria Benghebrit avait indiqué, lundi dernier dans une conférence de presse animée au siège de l’APW de Blida au terme d’une visite de travail, que la ponction sur les salaires des enseignants grévistes était une décision « irrévocable » ajoutant que « chaque enseignant gréviste doit assumer sa responsabilité ».