PAR NAZIM B.
Après avoir tenu la Conférence nationale d’Audit, considérée comme l’ultime étape statutaire avant le 6e Congrès ordinaire du parti prévu les 08, 09 et 10 décembre 2022 à Alger, le Front des forces socialistes (FFS) est de plus en plus à l’heure de ces assises. Elles seront néanmoins précédées par une session extraordinaire de son Conseil national qui aura lieu demain 11 novembre au siège national du parti à Alger.
A l’ordre du jour de cette session, la présentation conformément aux statuts du plan global du congrès par la Commission de préparation du Congrès national (CPCN). Cette dernière a dans ce sens tenu, au milieu de la semaine, une réunion durant laquelle ont été abordés plusieurs points.
Il a été question notamment des modalités d’élection des délégués, de l’élaboration d’un planning pour les assemblées générales électives et d’un plan global de déroulement du congrès, selon un document de la CPCN qui a fait état de l’adoption du plan global du congrès. Les assises organiques seront marquées par la participation de plus de 1 000 congressistes.
La période d’élection des délégués au Congrès national débutera le 12 novembre en cours et s’achèvera le 30 novembre 2022, selon la même source, qui précise qu’une note contenant les modalités et les procédures d’élection des délégués au Congrès national a été transmise aux fédérations.
Autrement dit, le plus vieux parti de l’opposition démocratique est plus que jamais à l’heure de son congrès, reporté à maintes reprises, et dont la préparation technique et les étapes procédurales précédant la tenue du congrès semblent sur la bonne voie.
«Il s’agira d’opter lors du prochain congrès pour un mode d’organisation qui permette une vraie ouverture sur la société et l’institutionnalisation de mécanismes de fonctionnement démocratique qui préservent l’autonomie du parti en empêchant toute forme de dérives personnelles ou claniques», a affirmé lundi, Youcef Aouchiche, premier secrétaire du FFS. «Notre pays a besoin d’une véritable élite politique capable de porter un vrai projet de société. Les mutations profondes, sur fond d’inquiétudes et d’incertitudes, à la fois politiques, économiques et sociales exigent la structuration de fortes médiations au sein de la société. C’est ainsi que nous serons en mesure de faire face à l’autoritarisme, la dépolitisation, aux populismes et aux extrémismes», a ajouté le même responsable.
M. Aouchiche a fait savoir, par la même occasion, que le FFS n’abandonnera pas le principe de la collégialité dans la prise de décision, tout comme il restera fidèle à sa ligne politique. «Nous continuerons de porter un discours responsable qui a pour fondements, la défense de l’Etat-nation, la souveraineté nationale, la démocratie, l’Etat de droit, les libertés fondamentales et la justice sociale. Dans le même temps, nous resterons intransigeants face à la gestion unilatérale des affaires du pays et face aux extrémistes de tous bords qui, sous prétexte d’opposition au pouvoir, veulent mettre l’Etat en péril», a soutenu M. Aouchiche.
«Sur le plan politique, notre analyse de la situation nationale, régionale et internationale nous interpelle et nous impose de redoubler d’efforts dans notre quête d’un changement dans notre pays, et ainsi être en mesure d’affronter les transformations géostratégiques et économiques en cours qui visent l’affaiblissement, voire le démantèlement des Etats», a souligné le responsable du FFS.
Ce dernier n’a pas caché l’ambition de voir ce congrès déboucher sur une redynamisation du parti sur des bases démocratiques à même de conforter son autonomie de décision. <