Le septième congrès du Mouvement de la société pour la paix (MSP) s’est ouvert, jeudi à la Coupole du stade 5-Juillet, à Alger, et devra prendre fin aujourd’hui avec l’élection d’un nouveau président.

Les deux candidats déclarés à ce poste, Abderrezak Makri et Boudjerra Soltani, se sont affrontés dans les coulisses. Mais, c’est Abderrezak Makri qui a une longueur d’avance par rapport à son concurrent puisqu’ayant la possibilité de discourir devant les 1 800 congressistes participant à ce rendez-vous très déterminant pour l’avenir du parti. C’est en présence de nombreuses personnalités politiques de l’opposition, dont Ali Benflis, Ahmed Benbitour, Abdellah Djaballah, Mohamed Douibi et Abdelaziz Rahabi, que Abderrezak Makri s’est adressé à l’assistance. Dans son discours, il s’est montré proche des militants et loin du pouvoir. « Mon objectif n’est pas de décrocher un poste de responsabilité ou un ministère», a-t-il lancé d’entrée sous un tonnerre d’applaudissement des congressistes qui scandaient « avec toi !». Révélant «qu’on nous a proposé de rentrer dans le gouvernement», Makri explique que « la solution réside dans un consensus national».
«L’objectif à travers le consensus national est de protéger un gouvernement national qui aura la mission de rassembler l’ensemble des Algériens». « Le Mouvement pour la société et la paix a décidé d’être un repère pour le pays, pour l’Algérie, pour le pays des chouhada. Il n’a pas d’autres objectifs que l’intérêt de la patrie. Il n’y a pas de changement, de travail, de propos, de déclaration, de communiqué, de réunion, de meeting, de proximité, d’élection, d’union, de participation, de ministère ou d’assemblée sauf pour la patrie», a-t-il lancé. Plaidant pour un consensus national, Abderrezak Makri appelle les militants à « poursuivre la lutte politique ». Selon le président sortant, «c’est la voie qui mènera son parti vers la victoire aux législatives de 2022». «Si vous faites cela, vous allez avoir un résultat lors des élections qui vous permettra d’être au premier rang aux législatives de 2022 », lance-t-il. Avant de préciser que « les conditions seront réunies afin que vous soyez au pouvoir dans le cadre d’un partenariat pas juste pour le décor ». Par ailleurs, et dans une pique visiblement adressée à Boudjerra Soltani, son rival direct et candidat, comme lui au poste de président du Mouvement, Abderrezak Makri critique « ceux qui restent loin des militants et du parti et s’expriment uniquement dans la presse ». « Le travail militant, c’est tous les jours », a-t-il lancé sous les applaudissements des congressistes. Avant de préciser qu’« il n’est pas normal d’attendre le congrès pour aller vers les militants et leur parler ». Selon Abderezak Makri, « le problème de la politique est qu’elle est monopolisée par les opportunistes ». Les travaux du congrès se sont poursuivis, hier vendredi, par la lecture du rapport financier par Abdelmadjid Menasra et des rapports de déclaration de politique générale. Aujourd’hui, au dernier jour du congrès, le nom du nouveau président du mouvement sera rendu public.