Les indications qui fusent depuis quelques jours du ministère du Commerce semblent indiquer que ce département a quelques difficultés à gérer l’impact de la crise économique et de ses retombées sur les activités commerciales notamment.

Certains dossiers, en raison de leur caractère sensible et à cause de l’importance qu’ils revêtent pour l’opinion publique, semblent en effet poser, sous l’effet de la pression sans doute, quelques soucis de gestion…
La première indication a concerné le limogeage du directeur général du Centre national du registre de commerce, CNRC, observatoire par exemple de l’activité économique et commerciale dans le pays et baromètre, également, de la situation qu’elle connaît. Mohamed Maouche, qui a été remplacé par son collègue Mohamed Slimani, semble avoir fait les frais d’une déclaration technique sur l’avancement du dossier de généralisation du registre du commerce électronique. Il est dit qu’il a fait une évaluation de ce projet qui ne correspond pas tout à fait à celle, il est vrai très générale, qu’avait faite avant lui son patron, le ministre par intérim du Commerce, Abdelmadjid Tebboune.
La deuxième indication concerne la décision du report de la réunion que devait présider avant-hier le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, sur le dossier d’attribution des licences d’importation de véhicules et de fixation des quotas d’importation 2017 pour les concessionnaires automobiles. L’explication est que certains éléments du dossier devaient être davantage mis au point et que c’est M. Tebboune en personne qui aurait demandé l’ajournement de la réunion au 19 février courant.
Ces deux indications n’ont rien de commun mais elles signalent deux choses importantes qu’il s’agit de relever ici : dans le cas du registre du commerce électronique, il y a eu certainement défaut de communication ou peut-être même de clarté sur un projet très compliqué à mettre en place et à concrétiser dès lors qu’il s’agit d’introduire un nouveau système d’information auquel le personnel du CNRC n’était pas encore habitué et dès lors qu’il s’agit d’identifier les opérateurs dans un secteur où l’informel dispose du poids et de l’emprise qu’on connaît touts.
Dans le cas du report de la réunion sur les quotas d’importation de véhicules, il y a là visiblement le signe que la crise qui a touché le secteur et sa gestion même n’a pas fini de mettre à l’épreuve les services qui en ont la charge.