C’est demain que les Jeux Olympiques 2020 de Tokyo (Japon) auraient dû commencer. C’était avant que le Coronavirus ne vienne chambouler le calendrier sportif et contraindre les organisateurs à décaler, en mars dernier, l’évènement d’une année. Toutefois, les réticences sur la tenue des JO nipponnes sont toujours là. Leur déroulement serait même conditionné par la découverte du vaccin. Dans le cas échéant, les Olympiades risqueraient même une annulation.

Non ! Les joutes japonaises ne sont pas à l’abri. Face à la crainte des Tokyoïtes qui refusent leur organisation en la situation sanitaire actuelle, les responsables commencent à envisager le scénario catastrophe qu’est l’annulation bonne et simple du raout sportif planétaire. Et ce, même si la pandémie n’a pas fait de ravages au Pays du Soleil Levant. Selon les derniers bilans, 1.000 décès ont été officiellement enregistrés contre 27.000 personnes contaminées.
Pour ce qui est de l’avis de la population, les sondages se multiplient depuis quelque temps pour connaître la position des Japonais sur l’accueil de cet évènement international par excellence. Selon les dernière estimations faites par l’Agence de presse japonaise Kyodo, 23,9 % des personnes interrogées entre vendredi et dimanche sont pour le maintien de ce meeting gigantesque à la nouvelle date entre le 23 juillet et 08 août 2021.
Pour le reste, 36,4 % sont en faveur d’un nouveau report, tandis que 33,7 % sont partisans de l’annulation des Olympiades. Dans un autre sondage réalisé par le quotidien Asahi, la tendance est la même : 33 % des Nippons souhaitent que les Jeux aient lieu l’an prochain contre 61 % préfèreraient un report ou une annulation. Il faut néanmoins souligner que ce « questionnaire » réalisé par téléphone auprès de 1.045 personnes par Kyodo et celui d’Asahi a concerné 2.097 personnes. On est loin d’avoir un aperçu concret sur ce que penseraient les 37 millions d’habitants de Tokyo.

« Élément fondamental »
Cependant, hier, il y avait une déclaration officielle sur la situation. Elle est signée Yoshiro Mori, président du comité d’organisation des Jeux Olympiques de Tokyo, qui a clairement ouvert la porte à l’annulation des Olympiades si un antidote de la Covid-19 ou un médicament n’est pas découvert dans les mois à venir.
Ça serait même un « élément fondamental » pour permettre aux JO-2020 de pouvoir s’ouvrir le 23 juillet 2021. « Le premier point sera qu’un vaccin ou un médicament soit développé », a-t-il exigé dans un entretien accordé au groupe audiovisuel japonais NHK, diffusée hier. Mori ajoutera même que « Si la situation continue telle qu’elle l’est en ce moment, nous ne pourrons pas (organiser les Jeux). Je ne peux pas imaginer que la situation de cette année puisse se poursuivre l’année prochaine.»
Pas de second report
Par ailleurs, les Autorités ne veulent pas que les joutes d’été dans leur 32e édition se déroulent sans présence du public ou avec une audience réduite dans les stades et les salles. C’est pourquoi Mori note que « si elle s’avère être la seule alternative, alors nous devrons réfléchir (au maintien des Jeux), affirme le patron du comité d’organisation. Si cela se produit, alors nous pourrions envisager l’annulation ». Cela corrobore aussi avec la prévision du CIO qui a précisé, en juin dernier, que « les Jeux ne seraient pas repoussés une deuxième fois mais annulés si le virus en empêchait encore l’organisation en toute sécurité comme le prédisent des spécialistes de santé publique.» En d’autres termes, les JO-2020 peuvent faire partie des dommages collatéraux de la Covid-19. Le Professeur Sarah Gilbert et son équipe, qui ont fait des avancées significatives dans le développement d’un vaccin contre le virus en question, pourraient peut-être sauver la mise. Wait & see. n