On ne peut s’empêcher d’y voir du Belmadi. On en a déjà parlé dans ces mêmes colonnes en avril dernier. L’entraîneur Karim Belhocine confirme la très forte impression laissée la défunte saison avec Charleroi. Pour le début de l’exercice 2020-2021, il a gardé les bonnes vieilles habitudes en signant 5 victoires en 5 tests dans le championnat belge. La note complète d’un coach à forte promesse.

Courtrai, Anderlecht puis Charleroi, sans brûler les étapes, il est en train de devenir un driver d’enfer. De l’avis de nombreux spécialistes qui suivent la Jupiler League de Belgique. Belhocine a notamment pu être là pour les débuts en Europe de Youcef Atal quand ce dernier avait rejoint ce club en 2017. Mais, comme le latéral droit de l’équipe nationale, le technicien de 42 ans n’était pas resté longtemps puisqu’il avait intégré le staff technique du RSC Anderlecht en tant qu’assistant.
Là-bas, il passera deux saisons avant de décider de répondre favorablement aux sollicitations de Charleroi SC qui lui a proposé le poste de chef de la barre technique. Depuis le banc du Sporting, il a commencé son bout de chemin. Et sa faculté à comprendre les joueurs de la nouvelle génération l’a énormément idée. Avec lui, tout est basé sur le profiling psychologique du vestiaire.

Sans faute
«La nouvelle génération est différente de la nôtre. Mais je pars du principe que c’est elle qui est sur le terrain aujourd’hui. On doit la conseiller, mais ce n’est pas à l’entraîneur d’essayer de les faire devenir comme on était il y a vingt ans», a-t-il estimé. Une approche qui lui donne raison quand on regarde les résultats obtenus dans le prolongement de ceux de l’exercice écoulé.
Dimanche, ses poulains sont partis s’imposer chez le SV Zulte Waregem (0-2) pour empocher 3 nouvelles unités en totalisant 15 sur autant en jeu depuis l’entame. Une récolte qui met les «Zèbres» à la première place devant le Standard de Liège et Courtrai qui sont derrière avec 10 unités. Le bilan détaillé est de 9 buts marqués et 1 seul seulement encaissé. C’est pour dire que c’est du solide derrière et assez productif devant. Question d’équilibre.

La découverte de l’Europa League
Pour l’herméticité de l’arrière-garde, la donne n’a pas trop changé par rapport à la séquence 2019-2021 puisque les filets carolorégiens n’avaient tremblé qu’à 14 reprises. Le travail du natif de Vénissieux (Lyon/France) est là. Malgré une préparation peu prometteuse avec une seule victoire en 6 sorties pour 3 nuls et deux défaites dont un revers 4 buts à 0 infligé par l’AS Saint-Etienne. Mais bon, les réglages ont été faits depuis. Et les choses semblent bien en place.
Aussi, il y aura une campagne européenne avec l’Europa League et ce ticket obtenu grâce à la 3e place en championnat lors de la dernière cuvée arrêtée par la pandémie du Coronavirus. Au programme, deux tours préliminaires pour tenter d’atteindre la phase de poules. La campagne des barrages de C3 débutera le 24 septembre prochain avec la réception du Partizan Belgrade ou de Suruceni.
En cas de qualification, les Belges devront passer un second écueil, le jeudi 1er octobre. En attendant, il y aura la réception de Beerschot V.A. dans 3 jours pour tenter de confirmer cette excellente entame. Et on gardera un œil sur Belhocine qui pourrait être très utile pour la Fédération algérienne de football (FAF) dans l’antichambre des «Fennecs» ou dans la Direction technique nationale (DEN) qui a besoin de personnes qui connaissent le foot et ses mentalités. n