ans un communiqué rendu public, hier, le Conseil national des enseignants supérieurs (Cnes) s’est dit «profondément ému» et en «colère» suite à l’attentat kamikaze qui a visé un poste de police à Constantine, dimanche soir. Pour ce syndicat, cet attentat est la preuve d’une tentative de «déstabilisation de la sécurité et de la stabilité du territoire national». A cet effet, le Cnes appelle toutes les «forces vives de la nation à défendre la paix et la réconciliation nationale». Affirmant, en outre, que l’agenda de cet «attentat criminel» est la preuve de la menace qui guette le pays. «Le calendrier de cet acte criminel, au moment où l’Algérie se prépare à accueillir dans une ambiance sereine les élections législatives, est la preuve que c’est l’image de stabilité que renvoie notre pays qui est visée», ajoute le Cnes qui appelle les syndicats et les forces politiques nationales à «poursuivre la condamnation, de toute leur force, des violences et des actes terroristes à travers le territoire national». Se proclamant comme un syndicat composé de «l’élite universitaire», le Cnes affirme son «engagement» auprès de l’ensemble de la population algérienne à «construire un Etat moderne et démocratique, sur les principes de paix et de dialogue, et loin de toute forme de violence ou de haine pouvant mettre la sécurité du territoire nationale en péril». Enfin, le syndicat enseignant a souhaité un prompt rétablissement aux blessés de cet attentat.