Dans l’urgence, Youcef Belaïli a paraphé ce qui ressemblait à un contrat tributaire des performances. C’est lors des dernières heures du mercato hivernal en janvier dernier que l’Algérien a rejoint le Stade Brestois 29. Au bout, il y avait un bail de 6 mois assorti d’une éventuelle prolongation de 3 ans… si le « Fennec » se montre à la hauteur. Et on ne peut pas dire que le milieu-offensif laisse une grande impression en Bretagne.

Par Mohamed Touileb
L’acclimatation semble délicate et le temps imparti très restreint. Belaïli pourrait ne pas gagner son pari et prolonger son aventure footballistique en Europe. Là où tout le monde voulait le voir. Mais il s’avère que le talent pourrait ne pas suffire à l’ancien sociétaire du Qatar SC qui éprouve des difficultés manifeste à passer ce cap en carrière et s’imposer dans un championnat du Vieux-Continent.

Physiquement, ça ne tient pas
Début mars dernier, son entraîneur Michel Der Zakarian a fait un premier point après l’arrivée du numéro 8 de l’équipe nationale. «Youcef Belaïli doit s’acclimater à la Ligue 1 Uber Eats, qui est très intense. C’est à lui de travailler.
Il avait fait une très bonne prestation contre Troyes et, depuis, il est un peu en souffrance physiquement, mais c’est normal », a-t-il jugé. À ce moment, on croyait que le Dz allait redresser la pente et montrer ce qu’il vaut vraiment. Surtout si l’EN parvient à se qualifier en Coupe du Monde 2022.
Cela aurait pu le galvaniser. Mais ce qui s’est passé après ne l’a pas franchement aidé pour passer la vitesse supérieure.
« El-Khadra » s’est cassé les dents sur le Cameroun avec un Belaïli qui a raté une grosse occasion durant la partie. L’élimination lui a porté un sacré coup au moral. Il a même retardé son retour en club après la date FIFA de mars. Même si cela était aussi lié à un tournage d’un spot publicitaire au lendemain de la désillusion avec l’EN.

Course contre la montre
Par ailleurs, comme un énième indice inquiétant, le milieu-offensif n’a pas pu terminer le match avant-hier. Aligné sur l’aile droite, son coach Michel Der Zakarian l’a rappelé sur le banc à l’heure de jeu contre l’AS Saint-Etienne de Riyad Boudebouz avec un revers de 2 buts à 1 concédé par les siens. Après 8 apparitions sur 10 possibles depuis qu’il a signé chez le SB29, Belaïli n’a toujours pas eu son match référence ni marqué le moindre but.
Il s’est contenté d’une seule passe décisive. Der Zakarian, conscient que son temps pour montrer ce qu’il a dans le magasin footballistique est restreint, lui a donné 445 minutes à passer sur les pelouses françaises. Pour l’instant, cette expérience ne se déroule pas comme prévu.
Et quand on sait qu’il ne reste que 6 matchs en Ligue 1 pour que Youcef puisse convaincre sa direction, on a bien peur que sa mission devienne quasi-impossible. Le voir libre de tout engagement dès juin est à prévoir. n