Les Olympiades 2020 ne sont pas certaines de se tenir à temps. Prévu entre le 24 juillet et 9 août prochains, l’événement planétaire risque fortement d’être reprogrammé pour une date ultérieure compte-tenu de la propagation du coronavirus. Une pandémie qui est en train de gripper le sport à court et même le long terme.

Le Comité Olympique international (CIO), par le biais de sa commission exécutive, « se réunira mardi (aujourd’hui NDLR) par conférence téléphonique afin de préparer l’échange d’informations avec les représentants des athlètes, les Comités nationaux olympiques (CNO) et les fédérations internationales au cours d’une série de réunions téléphoniques prévues mardi et mercredi », a noté l’instance mondiale.
Cette visio-conférence est programmée à partir de 13h et concernera les différents comités nationaux affiliés à la structure sportive majeure de l’olympisme. Elle aura pour but de tenir les autres nations « informées de la situation, tout comme les comités nationaux olympiques et les sportifs et faire un point des actions menées » dans un contexte sanitaire atypique. Aussi, la pandémie a empêché la tenue des compétitions qualificatives pour les JO. Ainsi, une certaine
« flexibilité » sera privilégiée pour permettre aux sportifs de prendre part aux rendez-vous.
Le Japon entre détermination et scepticisme
Pour sa part, le Japon, nation hôte, ne craint pas d’abriter la messe planétaire selon le Premier ministre, Shinzo Abe, a assuré que « nous voulons organiser les JO comme prévu, sans problème, en maîtrisant la propagation. Nous avons convenu que le Japon et les États-Unis coopéreront et se coordonneront étroitement pour le succès des Jeux. »
Une position que beaucoup ont qualifiée d’irresponsable sachant qu’au pays du Soleil Levant 700 cas COVID-19 dont 21 décès ont été recensés. Selon les derniers sondages, 45% des Japonais sont contre le fait d’abriter les joutes l’été prochain dans pareilles circonstances. Pour ceux qui sont toujours pour, ils représentent 40% des votants. La tendance devrait pousser le CIO à revoir son calendrier. « On ne peut pas sacrifier la vie de gens pour ça », a noté un citoyen nippon à l’AFP. Une phrase qui résume l’inquiétude et le refus de Tokyo pour être la capitale de l’olympisme au moment où le monde fait face à une maladie d’une virulence qui n’est plus à présenter.
Aussi, du côté des athlètes, le sport devient secondaire. La cause première est de surpasser cette crise sanitaire universelle. C’est la vraie compétition que les humains se retrouvent à mener face à un COVID-19 qui ne semble épargner personne. Il aura changé le visage du sport dans les 4 coins dans la planète et défiguré les agendas sportifs. Même ceux qui avaient survécu pendant les Guerres Mondiales. En tout cas, demain, on devrait être fixés sur le sort des Jeux.<