Le passage de l’EN au tour suivant de la CAN 2019 est-il une grande performance comme le laisse croire certains commentateurs ? Dans une compétition à 24 et qui en sus ouvre droit même à 4 troisièmes de passer à l’étape suivante, la mission paraît moins extraordinaire. Avec cette formule, il se trouve même des qualifications d’équipes qui foulent la CAN pour la première fois de leur histoire. Il est vrai que l’on n’a pas vu ça depuis 1990 date de l’année de l’unique trophée algérien, mais faut-il rappeler qu’à cette époque la CAN à 8 était de fait plus serrée et n’offrait point droit à l’erreur au tour d’entame. A partir de maintenant cette équipe nationale version Belmadi sera mise à rude épreuve aujourd’hui que l’élément de surprise a été éventé et que cette équipe est présentée désormais dans la peau d’un sérieux client pour la suite. Mais il faudrait faire attention. Malgré un tableau quasi impeccable, des carences suscitent l’inquiétude. Aucune équipe n’a dominé outrageusement ses vis-à-vis. Le sans faute réalisé lors du premier tour a surpris les observateurs qui n’attendait pas l’Algérie avec cette fringante allure. Neuf points, sans avoir encaissé est aussi le tableau de l’Egypte et du Maroc. Le fait de se permettre de jouer avec une composante complètement remaniée, à quelques éléments près, aura démontré les solutions de rechange que détient en main Belmadi. Un élément d’une importance capitale si l’on veut aller le plus loin possible dans cette compétition. Au vu de la prestation du premier tour certains voient déjà les Verts. Mais il est connu que remporter le sacre africain, il n’a jamais été uniquement une question de cohésion et de valeur de l’équipe. D’autres paramètres viendront y mettre du leur, comme l’arbitrage, régulièrement mis en cause en Afrique. Désormais pour aller en finale, il faudrait avancer, remporter trois autres matchs d’affilée. Le chemin est encore long. A partir du quart, les confrontations avec les mastodontes seront inévitables. Il s’agira alors de donner tout pour être à la mesure des espérances des Algériens.