Avant que le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale ne vienne démentir l’information faisant état d’une réduction du nombre des médicaments remboursables, des responsables au niveau du ministère de la Santé se sont évertués, ces derniers temps, à s’inscrire en faux contre d’autres déclarations et articles de presse relatifs à l’absence d’une longue liste de médicaments au niveau des officines.

Entre-temps, cette liste a continué à s’étirer et plusieurs catégories de malades n’ont d’autre choix que de prendre leur mal en patience et d’attendre des jours meilleurs qui ne viennent pas. Et si l’euro continue à grimper face à un dinar malade lui aussi, c’est parce que les cambistes profitent également du désarroi d’Algériens contraints d’aller acheter la devise pour subvenir à leurs besoins plus que vitaux en médicaments et en traitements.
Partie intégrante de la sphère sanitaire en Algérie, le médicament appartient lui aussi à la liste des sujets qui font parler la crise. Tout comme toutes ces affaires qui secouent le secteur, en le remuant sans pour autant arriver à le débarrasser de sa léthargie.
La contestation des personnels de la santé se poursuit et les problèmes évoqués à l’occasion donnent à apprécier le malaise que vivent les médecins, les infirmiers ou encore les sages-femmes. Un malaise qui se répercute fatalement sur la qualité de service d’un système de santé déjà en piteux état, et qui, à défaut de soulager les malades, ne fait que rendre plus forts leurs mal et douleur.
Mais dans cette atmosphère sombre qui plane sur le monde des blouses blanches, il y a toujours quelques lueurs d’espoir qui retapent le moral et redonnent du tonus à la détermination de continuer et de se battre pour une réforme réelle et porteuse de tout le secteur de la santé.
Les médecins résidents, à travers le très en vue Camra, sont peut-être en train de montrer le chemin à suivre pour faire entendre la voie du changement aux autorités publiques.