Le chef de la mission d’appui des Nations unies (Onu) en Libye (Manul), Ghassan Salamé, veut être déchargé de sa mission. Il en a fait la demande hier au secrétaire général de l’Onu, Antonio Guterres qui l’avait nommé à ce poste en juin 2017. M. Salamé justifie sa démission par des raisons de santé, dans un texte publié sur son compte tweeter.
«J’ai oeuvré, durant plus de deux ans, pour unifié les Libyens, arrêter l’ingérence étrangère et préserver l’unité du pays (…) étant donné que ma santé ne me permet plus de subir un tel rythme, j’ai demandé au SG de l’Onu de me décharger de ma mission…», a indiqué M. Salamé dans son tweet. La démission de M. Salamé, qui souhaite «paix et stabilité» à la Libye, intervient au lendemain d’un premier cycle de pourparlers politiques libyens achevé vendredi dernier à Genève «sans résultat», avec la participation d’une partie des délégués.
M. Salamé a confié que les participants à Genève avaient eu trois jours de «discussions fructueuses» qui ont réussi à planifier un ordre du jour et des termes de référence pour la prochaine série de pourparlers sans aucune mesure concrète vers un cessez-le-feu.
L’envoyé de l’Onu, s’est dit, toutefois, «surpris» d’apprendre, le premier jour des pourparlers, que six des
13 représentants du Haut Conseil d’Etat en Libye sont repartis en disant qu’on leur avait demandé de le faire.
«Cependant, ceux qui sont restés ont décidé que l’occasion était trop rare et précieuse et que, par conséquent, les pourparlers politiques devaient commencer avec ceux restés à Genève», a dit M. Salamé.
Par ailleurs, les parties libyennes s’étaient engagées dans des discussions dans le cadre du Comité militaire conjoint (MJC), appelé 5+5, chargé examiner les modalités de respect du cessez-le-feu et sa transformation en une trêve durable.