En Ligue des Champions CAF, le MC Alger a laissé filer 2 autres points dans la phase de poules en voyant l’ES Tunis venir l’accrocher (1-1) mardi à Alger. Pour de nombreux fans du Mouloudia, ce n’était évidemment pas le résultat escompté. Aussi, la désignation d’Abdelkader Amrani à la tête de la barre technique à la place de Nabil Neghiz ne semble pas enthousiasmer. Quand on connaît le tempérament du premier nommé, on peut croire que cette collaboration, fixée par un contrat de 6 mois renouvelable, risque de ne pas durer.

Le « Doyen » est toujours 2e du groupe « D » après 2 journées. Le Zamalek SC, troisième avec le même nombre d’unités (2), a -lui aussi- fait match nul (0/0) pour le déplacement au Sénégal où il avait affronté le Teungueth FC. Ce résultat des Egyptiens permet aux Algériens de garder leurs chances intactes pour espérer se qualifier à la prochaine étape (1/4 de finales) alors que l’EST est leader avec 4 points. Pour cela, il est recommandé aux Algérois de faire le plein contre les Sénégalais lors de la 3e et 4e étapes dans des duels prévus pour le 5 et 16 février à venir alors que les Espérantistes et Zamalkaouis s’expliqueront dans l’autre duel du quartet.
Pour réussir cette double-opposition, beaucoup de travail attend le nouveau coach Abdelkader Amrani. Surtout après le rendement peu rassurant de ses protégés avant-hier. L’anarchie était totale sur le terrain. Même si les Mouloudéens ont pu mener au score, ils n’ont, logiquement, pas pu préserver le petit avantage contre des Tunisiens qui ont fini par exploiter les espaces laissés par Nabil Lamara et ses compères.

Joueurs – direction : relation tumultueuse
D’ailleurs, en conférence de presse d’après-match, le premier responsable de la barre technique a été interrogé sur le manque de rigueur tactique de ses poulains. Il s’est contenté de répondre : « je ne vais pas parler de ça parce que je ne veux pas vexés les joueurs. On va continuer à travailler et à se battre.» Pendant les 90 minutes sur la pelouse du stade 5 juillet 1962, on a vu un onze qui s’est écroulé sur le plan physique. Cela peut être expliqué par le fait d’avoir été loin de la compétition pendant plus de 10 jours. L’idée de reporter les rencontres du championnat avant les sorties africaines est, vraisemblablement, une arme à double-tranchant.
Par ailleurs, quand on compare le rendement du temps où Neghiz drivait les « Vert et Rouge » et celui de mardi, on ne constate pas d’améliorations. Ça serait même pire selon certains. Ce qui laisse croire que le problème au MCA est plus profond qu’il n’en a l’air. On parlerait d’une crise qui perdure entre les joueurs et la direction qui ne leur a pas réglé leurs salaires. Pour rappel, le prédécesseur d’Amrani a été évincé parce qu’il a réclamé aux dirigeants de payer Harrag & cie pour qu’ils puissent se concentrer sur leur football uniquement. Neghiz a donc été le dindon de la farce car les raisons ayant motivé la rupture du contrat étaient tout sauf purement sportives. n