Samedi dernier, Riyad Mahrez a fait sa 24e apparition de la saison avec Manchester City. C’était à l’occasion du 4e tour de FA Cup chez Cheltenham FC. Une rencontre compliquée pour les Citizens et l’Algérien puisqu’ils ont frôlé l’élimination ne parvenant à renverser la situation que lors des 10 dernières minutes pour s’imposer 3 buts à 1. Le «Fennec» n’a été impliqué sur aucune des réalisations de son équipe. Une (mauvaise) habitude qu’il commence dangereusement à prendre. Lecture.

Faut-il s’inquiéter pour le capitaine de l’équipe nationale qui donne l’impression d’être mal-inspiré dans tout ce qu’il entreprend ? A la lumière des statistiques de la saison dernière comparée à celle en cours, les craintes ne peuvent qu’être légitimes. Les chiffres sont là pour montrer une baisse très conséquente dans le rendement.
A la même période lors de la séquence 2019-2020, Mahrez avait fait un total de 30 apparitions compilant 1801 minutes de jeu toutes compétitions réunies pour 8 buts et 11 passes décisives. Quant à l’exercice en cours, le natif de Sarcelles (Paris/France) a été aligné à 24 reprises (19 titularisations et 5 fois remplaçant) totalisant 1639 minutes sur les pelouses dans les différentes épreuves pour une copie de 5 réalisations et… 2 offrandes. Relativement passable. Pour ne pas dire mauvais.
Meilleur quand il alterne ?
Cette baisse de régime trouverait, peut-être, explication dans le fait que le gaucher avait enchaîné beaucoup de rencontres en début de saison. En surrégime, il n’a pas vraiment pu se montrer décisif. Même s’il était le meilleur buteur des «Skyblues» en Premier League quand l’équipe allait mal et que les Sterling et compagnie se montraient peu efficaces. Seul problème, le «Vert» a connu un coup d’arrêt sec.
En exemple, on rappellera qu’en l’espace de 30 jours entre septembre et octobre, Mahrez a pris part à 10 rencontres (8 en club et 2 en sélection) dont 9 de suite qu’il a débutées. En début de saison, l’ancien sociétaire de Leicester City a souvent été utilisé. Pour ne rien arranger, en club, il a connu des matchs dans lesquels il n’a pas pu peser directement sur les succès des siens en ne trouvant ni la faille ni le dernier joueur qui conclut les actions. Au plus haut niveau, pour prouver l’efficacité, on est jugé sur ça. Et le milieu offensif de 29 ans n’a pas marqué de points dans ce registre.
Aussi, il y a une autre question qu’on peut se poser : est-ce que Mahrez joue mieux quand il ne joue pas souvent ? Lors de l’opus 2019-2020, il était aligné par alternance sans enchaîner à un rythme effréné comme c’est le cas pour cette cuvée footballistique. Et on avait l’impression qu’il impactait plus dans les prestations collevctives et que son jeu était plus tranchant.

Pendant ce temps, City carbure…
Aujourd’hui, quand on le voit balle au pied, on voit un joueur qui ne fait pas une vraie différence avec une difficulté manifeste à éliminer son adversaire. Dans cet aspect, ses feintes et ses accélérations faisaient largement plus mal dans un passé assez récent. Pendant ce temps, les Mancuniens ont pu aligner un total de victoires de suite sur les différents tableaux. Ils reviennent en force dans la course au titre et peuvent être leaders s’ils gagnent leur match en retard. Sur le chemin, Mahrez n’a inscrit qu’un seul but. Et c’était en Coupe de la Ligue contre un Arsenal moribond sur un coup franc et une cagade du gardien des «Gunners».
En Premier League, il n’a plus fait mouche depuis le 28 novembre dernier et son triplé contre Burnley. C’est pour dire que son impact sur le retour au premier plan des poulains de Pep Guardiola dans le challenge national n’est pas conséquent. Pour ne pas dire inexistant. Tous ces indicateurs numériques peuvent cacher un malaise psychologique qui empêche Mahrez de prendre du plaisir. Et quand on ne savoure pas sa présence sur le rectangle vert, c’est difficile de faire des choses «carrées».