Le trophée est arrivé lundi dans le pays hôte, le stade Olembe serait prêt mais la tenue de la CAN-2021 au Cameroun suscite toujours des appréhensions du côté de la Confédération africaine de football (CAF). L’instance continentale
pense que le pays n’est pas en mesure de garantir un déroulement sans accrocs pour le tournoi majeur.
C’est pourquoi la carte d’une tenue de l’épreuve au Qatar est gardée sous le coude en cas de contretemps.

Par Mohamed Touileb
Le fait pourrait être inédit : Une compétition africaine qui sera abritée par un pays asiatique. Cela sonne faux. Toutefois, pour écarter toutes les menaces qui planent sur le challenge et le sauver, la CAF est prête à tout. Quitte à la faire jouer au… Qatar. En effet, c’est la seule alternative crédible à l’instant présent. Surtout quand on sait que le Maroc ne prendra aucun risque pour suppléer les Camerounais connaissant le contexte sanitaire actuel lié au Coronavirus.

Les réserves récurrentes de la CAF
Et pour cause, le nouveau variant Omicron est très présent en Afrique australe. Sachant que le Royaume Chérifien est allé jusqu’à suspendre les vols en provenance de France pour « préserver les acquis de la lutte anti-Covid19 », on peut clairement dire que les Marocains ne seront pas des substituts.
Par ailleurs, la proximité récente entre le Qatar et la CAF amorcée avec l’attribution de 5 éditions de la Supercoupe de la CAF (entre 2019 et 2023), rend le recours à l’aide du petit émirat plausible. D’autant plus que la structure footballistique africaine a, à plusieurs reprises, manifesté ses craintes quant à la capacité du Cameroun à honorer son rôle de pays d’accueil. La dernière fois c’était à la fin du mois dernier. C’est le stade Olembe, où la cérémonie d’ouverture est prévue, qui préoccupait spécialement la CAF.
Toutefois, malgré l’optimisme et les assurances en provenance du pays hôte de l’évènement, l’institution présidée par Patrice Motsepe a trouvé des failles dans le volet organisationnel. À un mois du coup d’envoi de la CAN (09 janvier – 06 février), la peur d’un fiasco semble persister.

Le passage à 24 équipes, une véritable contrainte
Aussi, on peut clairement relever que la nation des « Lions Indomptables » paye le passage de 16 à 24 à nations participantes ne pouvant pas remplir parfaitement le nouveau cahier de charges.
Pour rappel, lors de l’attribution d’organisation de cette épreuve, la CAN se jouait à 16 équipes. Aujourd’hui, les Camerounais doivent assumer cette augmentation du nombre des postulants pour la couronne africaine. Un défi qu’ils ne semblent pas en mesure de relever dans les temps impartis.
Les défaillances relevées par les inspecteurs de la CAF ne rassurent pas quant à la capacité du Cameroun à organiser le raout continental dans une période où les moindres failles peuvent faire capoter la CAN. Spécialement pour l’aspect sanitaire qui reste la hantise principale au moment où le Coronavirus enregistre une recrudescence significative. assortie d’une mutation. Par conséquent, il n’est clairement pas évident de courir des risques qui pourraient porter un préjudice irréversible pour le prestige de cet événement phare et l’image de l’Afrique.