Le directeur du Centre africain d’études et de recherches sur le terrorisme (CAERT) et représentant spécial du président de l’Union africaine (UA) chargé de la coopération en matière de lutte antiterroriste, Larry Gbevlo-Lartey Esqee a appelé, hier à Alger, les pays membres à soutenir davantage le centre pour lui permettre de poursuivre l’accomplissement de ses missions au regard des défis sécuritaires grandissants dans le continent. Dans son allocution d’ouverture des travaux de la 13e réunion des points focaux du CAERT, M. Gbevlo-Lartey Esqee a déclaré que «la situation sécuritaire dans le continent africain exige désormais davantage de travail pour aider les pays à construire les capacités à même de faire face au terrorisme, ce qui met une grande pression sur le Centre dans l’accomplissement de ses missions». Depuis sa création il y a 15 ans, la mission du Centre consiste à aider les pays membres de l’UA à construire les compétences à même de faire face au terrorisme et au crime organisé, a-t-il précisé, indiquant que les défis sécuritaires croissants à relever dans le continent exigent que les partenaires «soutiennent davantage le centre pour lui permettre de poursuivre l’accomplissement de ses missions». Lors de la 12e réunion du CAERT tenue à Alger, un appel a été lancé pour accorder davantage de soutien au centre, un appel qui n’a pas eu une grand adhésion, a-t-il rappelé, indiquant qu’il comptait, lors de cette session, «obtenir davantage d’appui». Dans une déclaration à l’APS en marge des travaux, M. Gbevlo-Lartey Esqee a salué «l’expérience pionnière de l’Algérie en matière de lutte antiterroriste, une expérience qui devrait inspirer plusieurs pays», a-t-il dit. Il a également mis en exergue «le grand rôle que l’Algérie n’a cessé de jouer dans le cadre de la lutte antiterroriste et toutes formes de criminalité, ses efforts inlassables déployés pour la création du centre et son soutien constant au centre». Lors des travaux de la 13ème réunion des points focaux du Centre africain d’études et de recherche sur le terrorisme (CAERT) il sera question d’»analyser l’état actuel de la menace terroriste sur le continent, améliorer la coordination dans la lutte antiterroriste et déterminer la voie à suivre pour faire progresser les objectifs de lutte contre le terrorisme». Les participants s’attelleront, trois jours durant, à analyser les orientations continentales en matière de lutte antiterroriste et l’extrémisme violent, à évaluer les menaces continentales et celles relatives au terrorisme et à l’extrémisme. Ils évoqueront également les opportunités de coopération, le renforcement des capacités en matière de lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent et l’examen des besoins des Etats membres dans le domaine de renforcement des capacités. L’UA avait mis en place le CAERT dont le siège se trouve à Alger en octobre 2004, à l’initiative de l’Algérie, lors de la première réunion sur le terrorisme tenue en septembre 2002, pour coordonner les efforts individuels et collectifs (entre pays africains) afin de faire face à la menace terroriste. Le CAERT vise également à assurer un cadre d’échanges d’informations sur les déplacements des groupes terroristes et l’assistance mutuelle aux études et aux expertises dans ce domaine.