Dimanche soir, l’Olympique de Marseille s’en est allé gagner contre le Paris Saint-Germain au Parc des Princes (1-0). Mais la rencontre a été sous haute tension. En toute fin de rencontre, après une faute de Dario Benedetto sur Leandro Paredes, les joueurs ont disjoncté et une sorte d’attroupement s’est créée. C’est précisément à ce moment que l’arbitre de la rencontre a décidé de sortir les cartons rouges.
Un pour Paredes et pour Benedetto, un pour Kurzawa et Jordan Amavi qui se sont battus et, enfin, un autre pour Neymar qui est venu mettre un coup derrière la tête d’Alvaro Gonzalez. L’histoire entre le Brésilien et l’Espagnol a duré d’ailleurs tout le match et, à la fin de la rencontre, on a compris pourquoi. Selon l’Auriverde, le défenseur de l’OM aurait tenu des propos racistes. Pour le moment, aucune vidéo n’accrédite cette thèse.
Pour autant, Neymar s’est fendu de plusieurs tweets dans la soirée. «Pour le VAR, c’est facile d’attraper mon «agression». Maintenant, je veux qu’on cherche l’image du raciste qui m’a traité de «SINGE FILS DE P…» («fils de p… de singe»). C’est ce que je veux voir», a-t-il ainsi gazouillé. Que risque l’ancien défenseur de Villarreal si ce qu’il a dit était avéré ? La réponse se trouve dans l’annexe 2 du règlement de la Fédération française de football intitulée : «règlement disciplinaire et barème des sanctions de référence pour comportement antisportif».

Alvaro Gonzalez pourrait prendre six matches
On retrouve le barème concernant le racisme, une nouvelle fois, s’il est avéré avec une définition : «sont constitutives de propos ou comportements racistes ou discriminatoires, les attitudes et paroles portant atteinte à la dignité d’une personne en raison notamment de son idéologie, race, appartenance ethnique, couleur, langue, religion ou sexe». Pour cela, la FFF prévoit un maximum de six rencontres de suspension ferme.
Il est précisé que «ce barème énonce les sanctions de référence applicables aux infractions définies par ce dernier. Selon les circonstances de l’espèce, qu’elle apprécie souverainement, l’instance disciplinaire compétente tient compte de circonstances atténuantes ou aggravantes pour statuer sur le cas qui lui est soumis et le cas échéant, diminuer ou augmenter les sanctions de référence. Ce barème peut être aggravé par décision du Comité Directeur de l’instance concernée».
Pour ceux qui se demandent, et de manière identique si c’est avéré, l’éventuel crachat d’Angel Di Maria vers Alvaro Gonzalez pourrait valoir à l’international argentin une sanction pouvant aller jusqu’à cinq matches de suspension ferme, dont le match automatique. Une chose est certaine, cette rencontre devrait laisser des traces des deux côtés. En attendant maintenant la commission de discipline de la LFP pour connaître les suspendus et les éventuelles instructions sur les dossiers susmentionnés.