La star du Paris Saint-Germain a appelé à « pacifier le mouvement antiraciste » et regrette d’avoir réagi à chaud sur les réseaux sociaux au moment de dénoncer les insultes racistes d’Alvaro Gonzalez, dont il aurait été victime lors de PSG – OM, dimanche.
Neymar calme le jeu. La star du Paris Saint-Germain, qui a accusé le Marseillais Alvaro Gonzalez d’injure raciste lors de son exclusion à la fin d’un « Clasico » houleux dimanche (0-1), a fait son mea culpa et tenté d’apaiser la situation lundi, sur Instagram.
« Je suis triste de voir le sentiment de haine que l’on peut provoquer quand on se révolte à chaud », écrit en portugais et en anglais l’attaquant brésilien, tout en maintenant ses accusations de racisme envers l’Espagnol de l’OM. « Aurais-je dû l’ignorer ? Je ne sais toujours pas… Aujourd’hui, à tête reposée, je pense que oui mais sur le moment, mes coéquipiers et moi avons demandé de l’aide aux arbitres, et nous avons été ignorés. C’est ça le sujet ! », s’est justifié la vedette du PSG.

dimanche, je me suis perdu dans le match
Durant ce match sulfureux, marqué en fin de rencontre par l’exclusion de cinq joueurs, dont Neymar pour avoir giflé Alvaro Gonzalez à l’arrière de la tête, l’attaquant brésilien du PSG s’est plaint auprès des arbitres, en répétant à de très nombreuses reprises « racismo, no ! » (« le racisme, non ! », en espagnol), en pointant le défenseur espagnol. Le PSG a apporté son soutien à sa star qui, après le match, s’en était violemment pris sur les réseaux sociaux à Alvaro Gonzalez : « Mon seul regret c’est de ne pas avoir frappé ce connard au visage », avait-il écrit à chaud sur Twitter.
Une réaction sur et en dehors du terrain que Neymar dit désormais regretter. « Dimanche, je me suis perdu dans le match et j’ai manqué de sagesse », a encore dit Neymar, qui voit une « obligation » dans le fait de « pacifier ce mouvement antiraciste afin que les moins privilégiés puissent être défendus naturellement ». La commission de discipline de la Ligue de football professionnel (LFP) se penchera dès aujourd’hui sur les cinq cartons rouges distribués à la fin du match pour déterminer le nombre de matches de suspension encourus par les Parisiens Neymar, Layvin Kurzawa et Leandro Paredes, et par les Marseillais Dario Benedetto et Jordan Amavi. n