Pourquoi maintenant ? Pour quel intérêt ? On ne le sait pas vraiment. Une chose est certaine, avec lui, on a pris l’habitude des décla’ fracassantes. Et ce, même si le club qu’il dirige depuis 1993 est sur la pente descendante.

Mohand-Chérif Hannachi nous a gratifiés d’un nouveau monologue. Lors de son passage radio dans l’émission «Football magazine» sur les ondes de la Chaîne III, le chairman de la JS Kabylie a, tout simplement, remis en considération la crédibilité du sacre de l’Entente de Sétif en Ligue des Champions CAF 2014. Morceaux choisis d’un « one-man-show » dont seul le (prétendu) « doyen » des présidents des clubs algériens en a le secret.

En Algérie, le spectacle footballistique est affligeant et pique les yeux Tout comme les oreilles d’ailleurs. Le show est ailleurs. Il se cache dans la parlote, dans la paranoïa et dans le nombrilisme propre à chacun des patrons de pensionnaires de l’élite du sport roi. Tout le monde se dit propre et honnête. Mieux encore, la plupart croit être victime de complotisme. Surtout quand il s’agit d’arbitrage. L’ «homme en noir» est bon jusqu’à ce qu’il ait une décision défavorable. Cela peut arriver n’importe où. Dans les championnats les plus huppées comme dans les compétitions au grand prestige. C’est justement un sujet sur les décisions de referee qui a ouvert la porte au dérapage de Mohand-Cherif Hannachi. On est passé de « en toute franchise, je ne suis pas du tout content des déclarations de Hammar, le président de l’ESS, qui a cité la JSK deux fois insinuant qu’elle a bénéficié de l’appui des arbitres» à «c’est plutôt à lui de dire au public comment il a remporté la Ligue des champions, je ne dirais pas plus que ça.» Si le numéro 1 du directoire des «Canaris» n’a pas voulu donner plus de détails. Il aurait mieux fait de garder le pavé dans la main. D’autant plus qu’il ne semble plus avoir ses aptitude et lucidité d’antan. En témoignent les résultats des «Lions du Djurdjura» ces dernières saisons. A défaut de rugir, il y a de quoi en rougir de ses diatribes qui n’aident en rien la balle ronde Dz à avancer. Pendant que l’Entente garnissait sa vitrine avec les trophées et honorait, comme elle le pouvait, le football algérien, la JSK, tout respect gardé pour ce sigle historique (le plus titré du pays), ne faisait que ressasser ses sacres passés que personne n’a essayé de contester. L’homme fort de la formation de Tizi-Ouzou est allé plus loin. Il a estimé que « Hamar a dépassé les limites. Je lui répondrai très clairement que c’est lui le malade mental et qu’il répondra sur ça devant le tribunal. Je vais déposer plainte contre lui pour propos injurieux et atteinte à ma personne. Je lui interdis de porter atteinte à ma personne. Après son déplacement de l’ESS c’est lui qui sera appelé à affronter ceux qui lui ont donné l’argent. Hamar est un grand jaloux de moi, voilà ce qui l’a fait sortir de sa coquille pour parler.» Un portrait psychologique assaisonné d’un fil de paranoïa et d’égocentrisme en réaffirmant que «la JSK a été victime d’un arbitrage scandaleux et partial. Lors de la phase aller, pour ne parler que de la première partie du championnat, on nous a privés de pas moins de douze points. D’autres raisons ont aussi engendré cette crise de résultats mais le mauvais arbitrage a grandement influé sur notre parcours en championnat.» Pour finir, Hannachi a tenu à certifier que le club ne sera pas relégué. «Je rassure nos supporters, la JSK ne descendra pas. Il nous reste encore treize matches à négocier en championnat, dont trois en retard. Nous attendons des joueurs une réaction et je reste optimiste qu’avec la venue de Rahmouni et Moussouni le club refera surface». Comment peut-il être sûr que les résultats compilés ne mèneraient pas les quintuples vainqueurs de la Coupe d’Algérie vers le purgatoire ? Peut-il influencer sur le cours d’une rencontre sachant que le foot n’obéit à aucune logique ? Prière de donner plus de détails sur la source de cette certitude.