Le blé était à l’équilibre vendredi à la mi-journée, après une semaine de hausse, mais pourrait subir une pression sur les prix dans les jours à venir, induite par différents facteurs. Dans l’après-midi sur Euronext, la tonne de blé tendre reculait de 25 centimes sur l’échéance de septembre à 189,50 euros et, à l’inverse, progressait de 25 centimes sur l’échéance de décembre à 188,25 euros, pour environ 11.000 lots échangés. La tonne de maïs, elle, progressait de 75 centimes sur l’échéance de novembre à 167,50 euros, et de 50 centimes sur l’échéance de janvier à 170 euros, pour environ 200 lots échangés. Sur la scène internationale, l’appel d’offres de l’Egypte s’est soldé, sans surprise, par un achat de blé russe, mais pour un seul bateau de 55.000 tonnes «sur un prix en hausse affiché à 225 dollars/tonne FOB» («Free on board», sans les frais de transport et afférents), ont rapporté différents cabinets d’analystes. Ce prix est en hausse de 13 dollars la tonne par rapport au dernier appel d’offres lors duquel l’Egypte, un des principaux importateurs mondiaux, avait acheté quelque 530.000 tonnes, a souligné le cabinet Inter-Courtage, suggérant ainsi en creux que le pays pourrait rapidement lancer un nouvel appel d’offres. Selon les courtiers, l’Egypte s’est précédemment beaucoup approvisionnée, estimant que le Gasc, autorité publique d’achat égyptienne, pouvait «se permettre de ne prendre qu’un bateau» et ainsi temporiser, en attendant que les prix baissent. D’une manière générale, ce courtier a d’ores et déjà constaté un début de pression à la baisse sur les primes portuaires pratiquées en France, notamment avec les concurrence des pays baltes et de la Pologne privilégiés, au détriment des marchandises françaises.(APS)