Abdelmadjid Tebboune a effectué hier une visite au siège de ministère de la Défense nationale. Ce n’est pas la première visite du genre à l’actif du président de la République, Chef suprême des forces armées, ministre de la Défense nationale depuis son arrivée à la tête depuis deux années. L’occasion pour lui de prononcer un discours porteur de plusieurs messages assez clairs en cette période où «des parties sont dérangées par la souveraineté de l’Algérie», a affirmé le chef de l’Etat.

Par Feriel Nourine
Abdelmadjid Tebboune a décidé d’instituer le 4 août, Journée nationale de l’Armée nationale populaire. Le président de la République, Chef suprême des forces armées, ministre de la Défense nationale a fait connaître sa décision lors d’une visite qu’il a effectuée, hier, au siège du ministère de Défense nationale.
«J’ai décidé que le 4 août soit la Journée nationale de l’Armée nationale populaire», a-t-il annoncé lors d’un discours qu’il a prononcé et qui a été retransmis par visioconférence à l’ensemble des commandements des forces, des régions militaires, des grandes unités et des écoles supérieures.
Le chef de l’Etat a, à l’occasion, félicité le Général de Corps d’Armée, Saïd Chanegriha, Chef d’état-major de l’ANP pour «les réalisations accomplies à la tête de l’Armée», saluant «les efforts consentis pour préserver l’Etat près de l’ANP en toutes circonstances». Il n’a pas manqué de déclarer, une nouvelle fois, que des parties sont dérangées par la souveraineté «mais nous continuerons, avec l’appui de notre Armée nationale populaire, sur notre voie avec une volonté inébranlable pour permettre à l’Algérie d’occuper la place qui lui sied, sur les plans régional et international», a-t-il rassuré.
En ce sens, Abdelmadjid Tebboune a salué les efforts des officiers, des sous-officiers, des soldats et de l’ensemble du personnel «fiers d’appartenir à notre brave armée» et dont il a fait l’éloge, mettant en avant «l’engagement national et le professionnalisme accru dont fait preuve notre armée, notamment lors des exercices qui démontrent le niveau atteint», a-t-il souligné, insistant sur le caractère de l’ANP qui est «une armée pacifique», a-t-il soutenu, «mais défend ardemment l’Algérie», a-t-il précisé, avant de lancer un «gare à quiconque oserait l’attaquer !» dont les destinataires doivent sans doute facilement se reconnaître.
Le président de la République a, par ailleurs, évoqué le commentaire politique et la liberté d’expression, affirmant qu’ils étaient garantis, mais sans que les règles du respect ne soient remises en cause. «Le commentaire politique et la liberté d’expression sont garantis, mais dans le cadre du respect», a-t-il indiqué, tout en pointant du doigt «l’invective, la diffusion de mensonges et les tentatives visant à faire plier l’Etat au moyen de méthodes tordues». Assurant que l’Algérie a réussi à construire des institutions constitutionnelles «probes» en éloignant l’argent sale et en permettant à une nouvelle génération de jeunes d’y participer, le chef de l’Etat a affirmé que cette démarche avait dérangé de nombreuses parties. Une démarche à laquelle s’ajoute le non-recours de l’Algérie à l’endettement extérieur qui pourrait «hypothéquer notre souveraineté, la liberté de nos décisions et notre liberté à défendre les causes justes dans le monde, en tête desquelles le Sahara occidental et la Palestine», a poursuivi Abdelmadjid Tebboune. «Je ne cesserai de le répéter… aucune démocratie n’est envisageable dans un Etat faible, une faiblesse qui favorise l’anarchie et les concessions sur les principes», a ajouté le chef de l’Etat.
Pour mettre en avant le nouveau système économique de l’Algérie, il dira que celui-ci «repose sur le capital propre», et citera le cas des jeunes Algériens qui «ont créé près de 10 000 micro-entreprises en 2021», qualifiant cette jeunesse de «génération des entreprises qui ne connaît ni surfacturation ni corruption».