Baptisée «Couscous United», la deuxième édition du Festival international du couscous se tiendra, cette année, au Palais de la culture Moufdi-Zakaria du 4 au 7 février et verra la participation des pays du Maghreb et autres dont l’Egypte, Palestine, Tunisie, la Syrie, l’irak et le Cameroun.

La Palestine est l’invitée d’honneur de cette deuxième édition du Festival international du couscous, qui accueillera dès demain près d’une trentaine de participants entre amateurs et professionnels venus des quatre coins de l’Algérie aux côtés de huit participations étrangères, afin de partager avec le public algérois ce plat traditionnel et patrimonial immatériel des pays du Nord de l’Afrique. Initié par la boîte de production et événementiel Chohra Prod, en partenariat avec le ministère de la Culture, cette nouvelle édition placée sous le slogan «Couscous United»  abritera un programme riche et à la hauteur des attentes. Le coup d’envoi sera donné par le ministre de la Culture Azzedine Mihoubi et connaîtra l’organisation d’une conférence de presse qui sera suivie d’un débat avec Farid Kherbouche, directeur du Centre national de recherche préhistorique, anthropologique et historique (CNRPAH). Le but de cet événement est, selon l’organisatrice Chahra Aiouaz,  la promotion de ce patrimoine immatériel de notre pays  qui est en cours d’inscription à l’Unesco. « En 2017, quand j’ai commencé à préparer ce concept, je ne savais pas que cette  reconnaissance en tant que patrimoine de l’humanité allait arriver. Mon initiative est venue lors de mon voyage en Tunisie, où j’ai rencontré une association qui a réussi à organiser un événement pareil avec ses petits moyens.
En «Algérie, nous n’avons pas ce genre de manifestation. Ils préfèrent organiser des spectacles musicaux, alors que notre pays est riche de traditions et de cultures», affirmera Chahra Aiouaz. Au programme de cette deuxième édition du festival, dédiée au plats préférés de nombreux pays, des ateliers culinaires «Cook Show», exposition de poterie traditionnelle et artisanale ainsi qu’aux dégustations des différents couscous, concoctés par les participants. Au menu, également, un concours du meilleur couscous qui primera les trois meilleurs de chaque compétition. Des attestations seront decernées à tous les participants et des médailles et trophées au trois meilleurs plats de chaque session. Le deuxième jour sera consacré au concours pour les amateurs, que cela soit pour les femmes au foyer ou  les amoureux de la cuisine. Le troisième jour accueillera le concours des  professionnels, venus de plusieurs willayas. Des tombolas seront également au menu de ces trois journées. Le Jury de cette année sera présidé par l’Algérien Slimane Saâdane et sera  composé par des professionnels internationaux venus de Turquie, Palestine, Liban, Syrie, Tunisie, Maroc, Egypte, Grande-Bretagne et de Croatie. La nouveauté de cette année est, selon l’organisatrice Chahra Aiouaz, «la participation des associations  qui contribueront à cette initiative  avec des expositions des produits artisanaux». Concernant le sponsoring et le financement de ce festival, Chahra Aiouaz dira que «c’est très difficile, sachant que l’élection présidentielle se rapproche, nous n’avons pas eu une grande subvention».
Elle poursuivra que «côté entreprises privées, nous avons  réussi  à décrocher le soutien  des entreprises “Les pâtes extra” et “Condor” qui m’ont fait confiance et m’ont aidé avec du matériel, tels que des cuisines encastrées, mais notre grand partenaire restera la presse qui nous a offert une couverture haut-delà de nos espérances».
Le dossier déposé fin mars à l’Unesco
Pour rappel, un dossier visant à inscrire le couscous comme élément du patrimoine immatériel mondial sera présenté en mars prochain à l’Organisation des nations unies pour l’Education, la Science et la Culture (Unesco) par l’Algérie au nom des pays du Maghreb, avait indiqué en décembre dernier le ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi. « Au nom des pays du Maghreb, l’Algérie présentera en mars prochain un dossier à l’Unesco en vue d’inscrire le couscous comme patrimoine immatériel mondial », avait-il indiqué à propros. Faisant remarquer que l’instance onusienne encourage les pays à se mettre en synergie pour présenter des dossiers communs transfrontaliers, il a signalé que c’est à ce titre que l’Algérie a pris cette initiative visant à faire connaître une des spécificités gastronomiques de la population du Maghreb. « Il est inutile de dire que le couscous est un plat partagé par l’ensemble des pays du Maghreb et même par des populations vivant au-delà de cette aire géographique et nous nous devons de protéger tout ce qui renvoie à notre patrimoine de surcroît lorsque celui-ci est l’une des caractéristiques de nos voisins », avait observé le ministre.
«Extra Benhamadi» partenaire officiel de «Couscous United»
A l’occasion de la deuxième édition du Festival du couscous, organisée sous l’égide du ministère de la Culture, du 4 au 7 février 2019 au Palais de la culture Moufdi-Zakaria d’Alger, Gerbior, filiale du groupe Condor, spécialisée dans le couscous, pâtes alimentaires, semoule et farine depuis 2002, connu sous la marque Extra, Benhamadi annonce sa participation en tant que partenaire officiel de la manifestation dans un communiqué parvenu à la rédaction. «Extra Benhamadi» en tant qu’opérateur économique algérien s’intéresse à la promotion du couscous au niveau national comme à l’international.
Le but de ce partenariat et, notamment à travers le concours organisé, de «faire découvrir et revisiter des recettes de ce plat patrimonial immatériel, qui a dépassé les frontières géographiques classiques et son objectif nutritionnel initial pour devenir une identification et un symbole des habitants d’Afrique du Nord», souligne le communiqué. Il est également précisé que Gerbior, à travers ses trois marques à savoir Extra Benhamadi, Lella et Zyna, exporte déjà vers plusieurs pays à l’instar du Canada, la France, la Belgique, le Bénin, le Niger, la Mauritanie et la Libye avec un plan d’expansion qui vise plusieurs autres pays durant l’année 2019. Détenteur du label «Basma Djazayria» depuis 2016, «Extra Benhamadi» confirme son engagement et son positionnement dans le domaine agroalimentaire, en s’impliquant dans les événements visant à promouvoir l’économie nationale, comme cela a été le cas dans plusieurs foires et Salons nationaux et internationaux.
L’enseigne, amie et compagnon des Algériens au quotidien, représente, aujourd’hui, plus que la société citoyenne qu’elle a toujours été. C’est dans cet esprit que «Condor est un acteur économique national et régional, déterminé et novateur mais surtout engagé à faire du produit «Made in Algeria» une référence sur le marché algérien et international» conclut le communiqué.n