C’est certainement l’un des « Fennecs » dont l’avenir importe aux yeux du sélectionneur Djamel Belmadi. Expérimenté, puissant et efficace à l’extérieur de l’Afrique, Islam Slimani est à la recherche d’un club pour tenter de jouer le plus souvent. Avec Leicester City, il lui reste une année de contrat après le retour d’un prêt réussi à l’AS Monaco. Des clubs de Premier League se positionnent pour s’attacher ses services à deux semaines de la fin du mercato au Royaume. Pour signer ailleurs qu’en Angleterre (en France par exemple), la deadline est fixée pour le 05 octobre. Tic tac, tic tac…

C’est course contre la montre pour l’agent de Slimani qui doit s’activer afin de trouver une porte de sortie avec des exigences salariales conséquentes pour celui qui percevait 380.000 euros lors de sa pige monégasque. On notera que cela correspondait à ses honoraires à Leicester City puisque le team de la Principauté garantissait de payer son salaire. Nul ne doute que le longiligne avant-centre devra faire des concessions s’il veut évoluer dans un championnat de niveau.
Pour ce qui est des émoluments, il faut savoir que seuls les clubs anglais peuvent offrir des mensualités aussi considérables. C’est pourquoi les pistes West Bromwich et Brighton sont à considérer. Ayant rejoint la Premier League en 2016 en provenance du Sporting Lisbonne contre 30 millions d’euros, Slimani ne s’y est jamais imposé avec un bilan comptable de 39 apparitions, maillots de la « Blue Army » et Newcastle United (pour lequel il a été prêté lors de la saison 2017-2018), pour 8 buts et 5 passes décisives.

Un bon de sortie à 7M d’euros
C’est peut-être là une occasion pour rejouer et prouver dans une ligue de renommée. Pour cela, son éventuel acquéreur devra payer la somme de 7 millions d’euros fixée par son actuel employeur afin de vendre sa dernière année de contrat. En tout cas, pour son entraîneur du moment, Brendan Rodgers, l’avenir du meilleur buteur de l’EN encore en activité (29 réalisations) s’écrit loin de Leicester : « On a pu parler de leur avenir ici dans ce club. Je respecte ces garçons qui ont beaucoup d’expérience mais leur avenir est probablement en dehors d’ici », avait lâché le technicien nord-irlandais interrogé sur le trio Slimani – Ghezzal – Adrien Silva lors de la première conférence de presse d’avant-match de la saison.
C’est on ne peut plus clair, l’ex-baroudeur du Chabab Belouizdad n’aura pas du temps de jeu avec le présent leader du championnat d’Angleterre. Surtout que Jamie Vardy reste le choix numéro un devant. Dimanche écoulé, ce dernier a encore montré l’étendue de son talent en inscrivant un triplé contre Manchester City.

La France, une affectation crédible
Par ailleurs, avant cela, le nom du fer de lance des Verts avait aussi circulé avec insistance en France. Du côté du Stade rennais plus exactement. Avec les Bretons, il était en contacts très avancés avant que Serhou Guirassy ne signe en provenance d’Amiens SC. Une arrivée qui a bloqué le transfert de « Supermani » vers les « Hermines » alors que Florian Maurice, directeur sportif, était très intéressé par son profil. Le fait que M’Baye Niang reste toujours à Rennes a complètement compromis son arrivée en Bretagne.
Cependant, un autre club de Ligue 1 Uber Eats a le nom de l’Algérien sur sa liste d’achat. Il s’agit de l’Olympique lyonnais. L’aventure aboutie que Slimani a eue avec l’ASM la saison précédente, avec ses 9 pions et 8 offrandes en 18 rencontres, ne laisse pas les « Gones » indifférents bien qu’il dispose de Moussa Dembélé et Toko-Ekambi sur le front de l’attaque. Ces deux-là sont en nette baisse de régime depuis le début de l’exercice et le Dz pourrait venir stimuler la concurrence. En tout cas, les prochains jours nous donneront plus d’éléments et d’indices sur l’éventuel point de chute du Champion d’Afrique. n