La Covid-19 ne disparaîtra pas de sitôt. C’est une réalité que chaque citoyen doit prendre en compte sans se voiler la face. Même si le nombre de cas enregistrés est en train de diminuer au fil des jours, même si celui de patients guéris augmente, et même si, malheureusement, il y a des décès, ils se stabilisent à un chiffre (hier 5 et la vieille 8), la pandémie est toujours là, bien présente.
D’ailleurs, les dernières annonces, avec la prochaine ouverture de laboratoires dans plusieurs régions du pays, ne sont que des indices sur le long «chemin» attendu. Une situation qui n’est pas spécifique à l’Algérie. Quasiment tous les pays continuent à renforcer leurs dispositifs de lutte. La pandémie de la Covid-19 dans certaines régions fait encore des ravages avec des milliers de cas et des centaines de morts enregistrés quotidiennement. Si comparaison devait être faite, il faut avouer que l’Algérie se «défend» bien, malgré toutes les entraves et les critiques.
Toutefois, la vigilance doit être de rigueur sur tous les plans. Les malades ne sont pas imaginaires et les risques sont énormes. Ils le seront encore plus prochainement avec les rentrées scolaire et universitaire. C’est une question de quelques jours pour le quotidien des familles algériennes. En rejoignant leurs classes et amphithéâtres, les écoliers et les étudiants vont quasiment mettre de côté toutes les mesures de confinement. Le relâchement qui est déjà constaté sera accentué et multiplié. D’où la nécessité de prendre garde. Jusque-là les autorités sanitaires ne cessent de répéter que la «situation est maîtrisée», avec à l’appui les statistiques, mais la menace persiste.
Un autre paramètre est à prendre en considération. Celui de la reprise des vols internationaux qui ne devrait pas tarder. Reportée à plusieurs reprises, elle ne peut pas l’être indéfiniment. Tôt ou tard, elle se fera, et tôt ou tard les risques de propagation de la pandémie seront démultipliés. Ce qui se passe sous d’autres cieux est loin d’être rassurant.
Reste maintenant cette attente interminable du fameux vaccin qui est annoncé dans plusieurs pays, mais qui reste toujours indisponible.
D’ailleurs, cette position de «consommateur» n’est-elle pas en elle-même insoutenable ? L’existence du coronavirus ne devrait-elle pas être un stimulant de lancer des «chantiers» DZ de recherche d’éventuels vaccins ? Depuis l’apparition de la pandémie, il est clair maintenant que l’autosuffisance sanitaire n’est pas un luxe.