Pour la date FIFA d’octobre, l’essentiel a été fait. L’équipe nationale a empoché le plein des points (6) face au Niger pour rester en pole dans les éliminatoires de la Coupe du Monde 2022. L’EN est leader du groupe « A » devant le Burkina Faso. Bien que ce dernier compte le même nombre d’unités (10) et un goal-average conséquent (+8), il se place derrière les Verts. En effet, l’Algérie dispose d’une large différence de buts (+17). Une force offensive qui a amené un sacre africain, permis d’aligner une série de 31 matchs sans défaite et pourrait être l’un des atouts pour aller au Mondial qatari. Décryptage.

Par Mohamed Touileb
On dit que « la meilleure défense c’est l’attaque ». L’adage est plus que jamais vérifié avec Djamel Belmadi comme entraîneur des « Verts ». En 34 matchs à la tête d’ « El-khadra », ses protégés ont pu marquer dans 33 de ces rencontres. La seule fois où ils n’ont pas trouvé la faille, ils ont perdu. C’était le 16 octobre 2018 face au Bénin (1-0).

Ratio impressionnant de 2.47 buts/match
Par la suite, il y a une longue série de matchs sans défaite qui a été enclenchée par un carton 4 buts à 1 à Lomé contre le Togo le 18 novembre 2018. C’était à l’occasion du 4e match du successeur de Rabah Madjer sur le banc. Clairement, Belmadi est loin d’être adepte du Catenaccio ou de la Tiki-taka avec des phases de possession longue et stériles. On est plus dans un football direct et varié avec des buts marqués de différentes manières et buteurs. Cela a été rendu possible grâce à la variété de profils au sein de l’effectif et la présence de deux éléments à la technique largement au-dessus de la moyenne comme Riyad Mahrez et Youcef Belaïli. En tout, depuis que Belmadi a pris les rênes techniques Dz, les « Guerriers du Désert » ont marqué 84 fois soit une moyenne de 2.47 buts/match. C’est le meilleur ratio jamais atteint par la sélection.

Effet compensateur
La vocation offensive est pour beaucoup dans les différents accomplissements des champions d’Afrique. En effet, lors de la CAN-2019, ils ont terminé avec la meilleure attaque en trouvant la faille à 13 reprises en 7 sorties. Et s’ils ont parfois encaissé jusqu’à 2 (Mali, Mexique, Zambie, Zimbabwe) ou 3 buts (Zambie), ils n’ont jamais connu la défaite car ils ont fait mouche au moins autant de fois que l’adversaire. C’est clair, même quand l’arrière-garde devient perméable (24 buts encaissés et 19 clean sheets « seulement » sur la période), l’apport offensif joue le compensateur pour garder l’équilibre. C’est clair, avec Belmadi, l’Algérie est d’attaque. Cependant, dans les moments clés, il faudra bien surveiller les arrières comme ce fut le cas à a CAN-2019. Au terme du tournoi, l’Algérie avait la co-meilleure défense avec le Sénégal qui n’a craqué que deux fois. Et les deux fois où les « Lions de la Téranga ont craqué », c’était sous les coups de l’attaque algérienne. À l’approche de la messe africaine et de très probables barrages pour mars, cette robustesse de l’arrière-garde doit être retrouvée.