Pour un coup de tonnerre, c’en est vraiment un. Les dirigeants de l’AS Saint-Etienne (Ligue 1 française) ont mis l’Algérien Ryad Boudebouz sur une « liste noire » rallongée de 4 éléments dont ils veulent se débarrasser. La cause? Des salaires très élevés. Un sérieux contretemps pour le Dz qui semblait reprendre ses repères footballistiques depuis qu’il a rejoint « Sainté » le 27 juillet 2019.

Certes, ça ne lui a pas permis de retrouver l’équipe nationale, mais la signature de Boudebouz chez l’ASSE semblait lui faire du bien dans un championnat de France qu’il connaît parfaitement. Lui qui a connu une passe difficile dans la Liga espagnole où il a fait, entre 2017 et 2019, la navette entre le Real Bétis qui l’avait acheté au Montpellier HSC en août 2017 contre 7 millions d’euros.
En Andalousie, le gauche ne s’est jamais imposé. Il a été prêté au Celta Vigo avant de revenir chez le team sévillan après la fin de son prêt. L’AS Saint Etienne a décidé, l’été écoulé, de l’enrôler ne déboursant 3.5 millions d’euros. Bilan de la saison : 30 apparitions (1911 minutes jouées) pour 2 réalisations et 4 passes décisives. Celui qui a été par le FC Sochaux a même inscrit le but de la qualification pour la finale de la Coupe de France. C’était le 5 mars dernier pour un succès 2 buts à 1 face au Stade rennais, tenant du titre.

Une mensualité de 190.000 euros
Pour l’explication ultime dans ce tournoi disputée le 24 juillet dernier contre le Paris Saint-Germain (défaite 1-0), le Fennec a passé 75 minutes sur la pelouse du Stade de France. Sa titularisation donnait un bon signal pour l’exercice à venir. Sauf que le board stéphanois a surpris tout le monde en désignant 4 éléments qui touchent de gros émoluments comme « vendables » et pas dans les plans durables du coach Claude Puel.
Il s’agit de l’attaquant tunisien Wahbi Khazri (29 ans, 210.000 euros/mois), le milieu Yann M’vila (30 ans, 210.000 euros/mois), Boudebouz (30 ans, 190.000 euros/mois) ainsi que le portier Stéphane Ruffier (34 ans, 180.000 euros/mois). Ce dernier avait déjà des rapports tendus avec l’entraîneur avant que l’équipe dirigeante ne le « blackliste ». Ces joueurs de champ, dont les contrats expirent tous en 2022 et touchent des indemnités salariales relativement élevées, ont donc été appelés à trouver un club d’accueil. Le quotidien L’Equipe a indiqué qu’ils « se sont également vu signifier que leur temps de jeu habituel ne sera plus aussi important qu’ils l’espèrent, la saison prochaine. Autrement dit, Puel ne veut plus d’eux et il leur a poliment indiqué la porte de sortie. » Ainsi, le club de la Loire prône une nouvelle politique économique afin d’amortir le choc de la pandémie du coronavirus sur la trésorerie. L’objectif est de ramener le budget de 108 millions d’euros à 90 millions euros. Selon le journal français, Boudebouz, « désormais barré par Adil Aouchiche au poste de meneur de jeu », n’aurait « aucune intention de s’en aller.» De quoi jeter un flou sur son avenir. Surtout quand on sait qu’il n’est pas évident de se faire de la place dans un groupe quand on est indésirable. Evolution de la situation à suivre. n