Un Palestinien a été tué par des tirs israéliens au cours de manifestations survenues vendredi devant la « barrière de sécurité » séparant la bande de Gaza de l’extérieur, selon le ministère de la Santé palestinien, alors que des centaines de personnes ont pris part aux manifestations hebdomadaires. Sahar Othman, 20 ans, a reçu une balle israélienne dans la poitrine à proximité de Rafah, dans le sud de la bande, a expliqué le ministère dans un communiqué, ajoutant que 28 autres Palestiniens avaient été blessés. L’armée d’occupation israélienne habituée à tirer dans le tas n’a pas commenté la mort du jeune homme. Plus de
7 000 Palestiniens avaient participé aux manifestations de la journée, certains jetant des pierres et des explosifs à la clôture de sécurité, le long de la frontière. Les Palestiniens ont aussi fait brûler des pneus et jeté des bombes artisanales. Nickolay Mladenov, envoyé spécial des Nations unies, impliqué dans les négociations de cessez-le-feu entre l’État hébreu et le Hamas, a appelé de manière continue Israël à éviter de tirer à balles réelles sur les manifestants qui ne sont pas armés. Depuis le mois de mars 2018, les Palestiniens organisent un mouvement de protestation hebdomadaire, intitulé «marche du retour». Le mouvement de résistance Hamas appelle à chaque fois les Palestiniens à manifester contre l’occupation afin de rappeler au monde la situation des gazaouis parqué dans une véritable prison à ciel ouvert. Vendredi d’avant, plus de
8 000 Palestiniens avaient manifesté le long de la frontière avec Gaza. Il y avait eu 76 blessés, touchés par les outils de dispersion d’émeutes utilisés par Israël. L’armée d’occupation n’hésitant plus à tirer à balles réelles contre les manifestants lorsqu’il n’y a pas de véritables bombardements de l’aviation israélienne contre des habitations dans des quartiers peuplés sous le prétexte que des dirigeants du Hamas y habitent.