Par Mohamed Touileb
Ce n’est pas un raccourci. Mais on peut dire sans chauvinisme que Bakary Gassama n’a pas pris le chemin de l’impartialité pour diriger ce décisif Algérie – Cameroun où il y avait un enjeu majeur et une place en Coupe du Monde 2022. Le referee gambien est l’un des facteurs qui ont précipité l’élimination des « Verts » avec ses décisions « sombres ». Une charge sur Mandi non-signalée sur l’ouverture du score du Cameroun et un but valable enlevé à Islam Slimani, deux décisions importantes. En effet, elles ont changé le cours du match et le destin des « Fennecs » qui auraient mérité d’être présents au rendez-vous planétaire de novembre prochain.

Il justifie les plaintes de Belmadi
Le directeur du jeu s’est montré courageux pour aller revoir la réalisation de Slimani. Par contre, il n’a pas jugé utile de repasser la séquence de l’ouverture du score alors qu’il y a eu poussette manifeste sur Mandi. En conférence de presse d’après-match, le sélectionneur Djamel Belmadi a rappelé que « ces deux dernières années, je n’ai jamais vu un seul arbitre qui ne soit pas agressif quand tu viens lui parler. Je ne cherche pas d’excuses, ce sont des faits. Ces gens viennent en Algérie et font leur sale boulot sans respecter personne ».
Comme beaucoup ont pu le constater mardi soir, Gassama n’a pas été impartial dans ses décisions. Il a même demandé à voir s’il n’y avait pas penalty en faveur des Camerounais après le double-sauvetage de M’Bolhi suspectant une main de Mandi. Méticuleux pour les actions favorables aux «Lions Indomptables», pressé quand il s’agissait de rendre les décisions défavorables aux nôtres, le referee de 43 ans a manqué d’honnêteté.
Et on ne dit pas cela sous l’effet de la frustration ou pour faire les mauvais perdants. Gassama n’a pas été bon. Incontestablement.