« La Direction générale des impôts (DGI) rejette ce système comptable financier (SCF), entré en vigueur en 2010 en Algérie, et ne le reconnaît pas. Et pour cause, il est demandé aux opérateurs de calculer les pièces de rechange en immobilisation et comptabiliser les immobilisations par composants. Un travail qui est impossible à réaliser », a affirmé jeudi dernier Larbi Sarrab, fiscaliste-consultant, en marge de la Journée d’informations sur la loi de finances pour 2017 organisée par la DGI à Alger.
A titre d’exemple, « un opérateur économique achète un micro-ordinateur, sur la facture son prix figure mais au moment de comptabiliser, il doit être fait par élément : clavier à part, souris à part, écran à part… Il y a un énorme travail à réaliser, selon l’arrêté d’application du SCF. De plus, dira-t-il, « nous n’avons pas de système comptable qui permet de déterminer le bénéfice des sociétés. C’est une énorme lacune !». Donc, « il faudra un système comptable propre à elle pour que l’opérateur-contribuable puisse déterminer sa base d’imposition ». Autre incohérence, les impôts différés qui « sont ceux que l’entreprise doit estimer en 2017, par exemple, pour les années 2020, 2030 ou 2035. Mais le problème, une fois ce travail réalisé, l’administration fiscale lui signifie qu’elle a ses propres règles fiscales et lui demande de refaire sa comptabilité selon ses règles à elle ». Dans le code de procédures fiscales, l’article 43 exige des opérateurs de tenir une comptabilité conforme à la fois aux règles fiscales, au SCF et dispositions du code du commerce. Ce qui est «impossible », selon  M. Sarrab. La raison est que «les règles de ces trois références sont divergentes. De là, le redressement fiscal est généralisé », a-t-il souligné. «Les banques refusent aussi la comptabilité selon le SCF car dans les dossiers de demande de crédit, elles exigent la déclaration fiscale annuelle », a-t-il ajouté. «Le SCF est un système avec une comptabilité qui s’inspire des normes internationales IAS (International Accounting Standards) et IFRS (International Financial Reporting Standard), instituée spécialement pour la Bourse par pour la fiscalité.
Son rôle et à titre d’information  à l’adresse des investisseurs pour que les acquéreurs de  titres en Bourse puissent estimer la performance de l’entreprise cotée », a expliqué M. Sarrab
.F. M.