En juin prochain, l’équipe nationale amorcera ses éliminatoires pour la Coupe du Monde 2022 au Qatar. Le but sera, bien évidemment, de se qualifier pour le rendez-vous planétaire comme ce fut le cas en 2010 et 2014. Si les sélectionneurs ont changé, la superstition voudrait que Mustapha Tchaker soit le stade dans lequel les Verts mènent leur campagne. Et Djamel Belmadi, qui a visité les lieux avant-hier, ne semble pas vouloir changer cette habitude.

Il y a déjà dirigé 5 rencontres (3 victoires et 2 nuls) même s’il a préféré jouer dans le grand stade 5 juillet1962 (Alger) par la suite. Décision motivée par le très mauvais état de la pelouse de Tchaker. En octobre 2019, le driver des «Fennecs» avait fait une sortie médiatique au vitriol dans laquelle il a accablé les responsables au sujet des infrastructures sportives. C’était après le match Algérie – Maroc dans les éliminatoires pour le Championnat d’Afrique des nations des locaux disputé dans la ville des Roses. Rencontre marquée par l’état d’impraticabilité avancée du jardin blidéen.
«On a un vrai souci de stade. Ça fait un an que je me déplace à Tchaker, à chaque fois on me dit la même chose. J’ai été hier et c’est vraiment du bricolage… J’ai eu honte lors du match des A’. On nous dit que des stades vont être livrés au premier trimestre 2020 mais pour le moment on ne sait pas quel sera notre stade… Je suis devenu un spécialiste en jardinage, hier on m’a fait un cours sur comment scalper la pelouse…», avait tempêté l’ancien coach d’Al-Duhail (Qatar).

Le Botswana pour répéter les gammes
Il avait ajouté être allé «une dizaine de fois à Tchaker, ce n’est pas la faute des employés, c’est celle des dirigeants. Les jardiniers m’ont dit qu’il fallait le fermer au moins trois mois pour bien travailler et pas bricoler.» Seize mois plus tard, l’aire de jeu a été refaite et entretenue. Cela coïncide avec l’approche du début des qualifications pour la Coupe du Monde 2022. Malgré son architecture ancienne et un aménagement peu sophistiqué, l’antre de Tchaker reste un bastion pour l’EN qui n’y a jamais perdu la moindre rencontre en 37 sorties depuis le 20 août 2002.
Cela confère une certaine garantie et assurance sur le plan psychologique qui sont importantes dans des rencontres à enjeu. En tout et pour tout, l’Algérie a enregistré 31 victoires et 6 nuls pour 92 buts marqués et 18 encaissés matchs amicaux et officiels confondus. Le prochain comptera pour la 6e journée des «qualifiers» pour la CAN 2021 pour laquelle les Guerriers du Désert ont déjà assuré leur présence. Explication qui les opposera en mars au Botswana. Une sorte de répétition avant le début des choses sérieuses et la route vers le Qatar contre Djibouti.

La citadelle pour marquer le territoire
Un «modeste» adversaire pour Riyad Mahrez & cie qui chercheront certainement à débuter l’épreuve qualificative avec un carton afin de définir le territoire. D’autant plus qu’ils enchaineront avec un déplacement au Burkina Faso 4 jours plus tard. Auparavant les sélections du calibre des Djiboutiens ont souvent pris des valises.
On notera les 7-0, 7-1 et 6-0 infligés, du temps de Christian Gourcuff, à la Tanzanie, l’Ethiopie et le Lesotho dans cet ordre. Récemment, sous la coupe de Belmadi, il y a eu la «manita» (5-0) enregistrée contre la Zambie le 14 novembre 2019. C’était la dernière sortie de nos champions d’Afrique à Blida. Les superstitieux sont certainement soulagés de voir l’EN retourner là où elle s’est toujours bien sentie.