L’Alliance nationale républicaine (ANR) a procédé, hier à Alger, à l’installation de la commission nationale de la campagne électorale qu’elle mènera au sein du groupe de la «continuité pour la stabilité et la réforme» au profit de la candidature du président sortant.
C’est ce qu’a indiqué un communiqué du parti de Belkacem Sahli, au terme de la conférence nationale des bureaux de wilaya, affichant, par la même occasion, sa disponibilité à coordonner avec toutes les entités politiques qui soutiennent le candidat Bouteflika, sous le contrôle de la direction de campagne de Abdelmalek Sellal.
La formation politique de Belkacem Sahli fait état, à cet effet, d’une rencontre de travail, mercredi dernier, avec M. Sellal dans le cadre de la coordination entre les partis favorables à la «continuité». L’ANR a exprimé également son engagement à mobiliser ses troupes pour mener des sorties de terrain et aller à la rencontre des citoyens pour écouter leurs préoccupations et revendications. Le parti se fait aussi un devoir de «sensibiliser les citoyens pour une participation forte» à l’occasion du scrutin du 18 avril prochain.
M. Sahli a expliqué, récemment, les raisons du soutien de son parti à la candidature du Président sortant. «Nous avons déclaré notre position à l’égard de l’élection depuis pratiquement six mois et nous avons lancé le groupe de la continuité et de la réforme pour deux objectifs», avait-il indiqué, à savoir le souci de «maintenir la stabilité politique et sociale, mais aussi pour se lancer dans un cadre de réformes politiques, économico-sociales, sécuritaires et dans l’ensemble des domaines». Pour lui, ce soutien à la continuité «est motivé» par la signature d’une plateforme politique qui contient des réponses concrètes aux cinq principaux défis auxquels l’Algérie doit faire face, et ce à partir de l’élection présidentielle de 2019. Cette plateforme énonce particulièrement, selon M. Sahli, les défis politiques à relever à travers «l’approfondissement des réformes, le renforcement de l’Etat de droit, la concrétisation des acquis de la dernière révision constitutionnelle de 2016…». Le deuxième défi, d’ordre économique, est celui de la diversification de l’économie et de la réduction de sa dépendance aux hydrocarbures, notamment à travers la rationalisation des dépenses publiques et une politique de subvention sociale ciblée. Le troisième défi, de dimension sociale, consiste à «améliorer les réformes du système éducatif, de la justice ainsi que l’émergence d’une société civile capable de jouer son rôle de contre-pouvoir». Pour ce qui est du défi sécuritaire, il s’agit d’approfondir «la professionnalisation de l’Armée nationale populaire», alors qu’en matière de politique étrangère, l’ANR plaide «la conservation des principes fondateurs de la politique étrangère».