Tout le monde observe et se retrouve suspendu à la décision de Mohamed Raouraoua de candidater ou pas pour les élections de la Fédération algérienne de football (FAF). Il est clair que personne ne voudra défier l’ancien boss de Dely Brahim dans un non-match. Mais le prédécesseur de Kheireddine Zetchi ne veut pas se présenter à l’Assemblée générale élective, prévue le 07 juillet prochain, sans être sûr de l’emporter.

Par Mohamed Touileb
Sa cote semble intacte même si sa santé pourrait l’empêcher de mener à terme un mandat de 3 ans. Mohamed Raouraoua a la tête de l’emploi pour la présidence de la FAF. Et tant qu’il ne s’est pas publiquement prononcé sur son envie de revenir gérer les affaires de la balle ronde Dz, personne ne veut se mêler à la course au fauteuil de Dely Brahim.

Il ne veut pas risquer de perdre…
D’ailleurs, même si la période de dépôt de candidatures est ouverte depuis le 17 juin, les prétendants ne se bousculent pas. Même Djahid Zefizef, actuel manager de l’équipe nationale qui se place comme favori pour suppléer Charaf-Eddine Amara, n’a pas postulé. Ce dernier s’était longuement entretenu autour d’une table avec Raouraoua il y a quelques jours lors de l’Assemblée générale pour valider les bilans moral et financier d’Amara.
L’emballement médiatique sur le retour de Raouraoua aux commandes du sport roi en Algérie est-il annonciateur d’une désignation inévitable ou un coup de force que tente son clan pour donner de l’épaisseur à son comeback et le présenter comme un sauveur de la FAF ? Il est vraiment difficile de répondre à cette question. D’autant plus qu’«El-Hadj» s’est retenu d’annoncer son envie de reprendre les manettes de la structure footballistique.

Zefizef tient la corde, mais…
Probablement, il ne peut pas franchir le Rubicon sans la bénédiction des pouvoirs publics compte tenu de la sensibilité du poste. En effet, Amara en a fait l’amère expérience puisqu’il a été poussé vers la sortie à peine une année après sa désignation. La non-qualification à la Coupe du Monde 2022 lui a été fatale.
Pour Raouraoua, c’est la CAN-2017 qui avait précipité son départ. Il est clair que les pouvoirs publics essayeront de trouver une nouvelle tête pour donner de la crédibilité au processus électoral. C’est pour cela que revoir Raouraoua au sommet de la hiérarchie «fafienne» n’est envisageable que dans un cas d’incapacité extrême à trouver une alternative crédible.
En tout cas, pour le moment, c’est Zefizef qui tiendrait la corde pour le poste. Cependant, il est clair que si Raouraoua décide de briguer un 4e mandat tous passages réunis à la FAF, la voie lui sera dégagée et son arrivée plébiscitée. D’ici, quelques heures, on en saura un peu plus sur la tournure que prendront ces élections.