La salle Ibn Zeydoun a accueilli, dimanche passé, le lancement du cycle de projection «Alger accueille Annaba», avec à l’affiche cinq longs métrages de la 3e édition du Festival d’Annaba du film méditerranéen (Fafm) clôturé le 27 mars dernier.

Le cycle a été entamé par la projection, dimanche passé, du film documentaire très réussi «Le vénérable W» de Barbet Schroeder, en présence des ministres des Affaires religieuses Mohamed Aïssa, de la Communication, Djamel Kaouane, et de la Culture Azzeddine Mihoubi. Ce soir, il est prévu, la projection du film «Une famille syrienne» du réalisateur Philippe Van Leeuw à 19h.
A propos de l’initiative du FAFM, en collaboration avec le Centre algérien du développement du cinéma (CADC), le commissaire de la manifestation, le cinéaste et critique Saïd Ould-Khelifa, a estimé qu’«étant donné la qualité de la sélection, il a été décidé de montrer certains films aux spectateurs d’autres régions du pays». L’événement aura, par ailleurs, été l’occasion de revenir sur le déroulement du dernier Festival d’Annaba, où une forte affluence du public a été enregistrée, mais surtout le manque de salles de projection.
Saïd Ould-Khelifa a annoncé, à ce titre, que la prochaine édition Fafm devrait bénéficier de l’ouverture d’un troisième espace. En effet, le festival a été accueilli, cette année encore, par le Théâtre régional ainsi que par la Cinémathèque d’Annaba, restaurée en 2016. «Le festival a été l’élément accélérant la restauration de la Cinémathèque d’Annaba.
Elle est fonctionnelle depuis 2016, mais c’est insuffisant, pour la ville d’Annaba et pour le festival», affirme le commissaire du Fafm. Ajoutant qu’«aujourd’hui, nous avons la promesse qu’un troisième écran sera à notre disposition pour la prochaine édition avec la restauration de la salle El Manar».
Le manque de salles de cinéma constitue, selon Saïd Ould-Khelifa, un obstacle encore plus important que la diminution des budgets alloués aux festivals. «Comme pour toutes les autres manifestations, le budget a diminué de moitié. Bien que ce soit une question importante pour l’organisation, d’autant que tous les films sont loués auprès des producteurs, alors qu’ils étaient auparavant diffusés gratuitement ».
Précisant que «l‘aspect financier n’est pas déterminant, le vrai problème est tout autre, c’est celui du manque d’espace de projections. Annaba devrait avoir un minimum de quatre salles, ce qui est tout à fait réaliste».
Saïd Ould-Khelifa, qui a notamment permis, depuis sa nomination en 2015, le retour d’un festival emblématique issu, pour rappel, des «Journées méditerranéennes du cinéma», stoppées dans le contexte des bouleversements de 1988, ajoute à propos de l’évolution de l’affluence du public, que «la première édition de 2015 a enregistré une affluence record. En 2016, à cause d’un problème de communication interne, nous avions connu un fléchissement. Mais cette année, et bien que les chiffres précis ne soient pas encore disponibles, nous avons fait salle comble à plusieurs reprises. Les 1 200 places du théâtre étaient insuffisantes face à la forte influence du public».