Hier lundi, au nouveau siège de l’Association nationale des commerçants et artisans (Anca), à la Safex, une conférence de presse a été animée par les membres de la Commission nationale des commerçants et distributeurs d’alimentation générale, récemment créée. L’objectif de cette rencontre est de discuter des difficultés quotidiennes rencontrées sur le terrain et de faire des recommandations afin de promouvoir un secteur plus qu’important, notamment en ces moments de crise sanitaire mondiale.
Lors du rendez-vous, qui a réuni les acteurs du secteur de l’alimentation générale, Kamel Khali, désigné président de la commission nationale des commerçants de gros d’alimentation générale, a demandé aux autorités de leur attribuer ou de leur vendre des terrains pour installer des marchés de gros d’alimentation générale aux normes internationales, affirmant que les commerçants sont prêts à investir. «Nous demandons aux responsables de nous autoriser à créer des marchés de gros un peu partout en Algérie. De nous vendre des terrains. Nous sommes prêts, nous, les commerçants, pour prendre en charge les frais de construction», a-t-il souhaité.
Regrettant les circonstances pénibles que subissent les commerçants et l’absence d’un marché de gros aux normes internationales dans la capitale. «Nous comptons plus de 800 commerçants au marché de gros de Semmar, Alger. Ces derniers travaillent dans l’anarchie totale. Les lois qui organisent le marché ne sont pas appliquées et à l’intérieur du marché la sécurité est quasiment absente. Sans compter les pertes financières considérables qui résultent de cette anarchie», a-t-il déploré. Pour sa part, le président de l’Anca, Hadj Tahar Boulenouar, a affirmé qu’en Algérie, «nous enregistrons un manque de plus de 500 marchés au niveau national».