Aussi exceptionnelle quelle soit, l’année 2020 ne peut s’épargner un rituel, celui des bilans. Une étape primordiale, que ce soit au niveau du citoyen lambda, ou à celui de la gouvernance du pays. C’est d’autant important de faire le bilan de cette année qui se termine, pour mieux amorcer 2021. Le futur, à court, à moyen et à long terme, ne peut être préparé sans avoir appris les leçons de tout ce qui s’est passé en cet an 1 de la Covid-19.
Cette année 2020 sera, pour l’Histoire, un repère intangible du nouveau monde en gestation. En tirer les enseignements va permettre de ne pas refaire les mêmes erreurs et d’améliorer ce qui a été plus au moins bien fait. Un «discours» généraliste, destiné au citoyen et aux instances gouvernementales, et qui devrait être partagé le plus largement possible. Loin des querelles de cafés et des polémiques infinies sur les réseaux sociaux, il est important d’ouvrir les yeux sur les enjeux en cours, et dont dépend l’avenir de chacun.
La pandémie «déclenchée» en 2020, de l’avis des experts médicaux, et des gouvernants de divers pays, n’est qu’à ses premiers ânonnements. Sur le plan sanitaire, il est question de nouvelles souches du coronavirus et de possibles apparitions d’autres virus, bien plus virulents. L’effet de surprise du début de l’année n’est plus possible, ni acceptable. Ce que tout le monde a vécu et subi depuis l’apparition de la pandémie a surtout montré l’importance que devrait avoir le secteur de la santé dans toutes les stratégies gouvernementales. Ne plus refaire les erreurs du passé et fructifier toutes les leçons apprises sur le terrain sont deux des principaux axes à mettre en œuvre en vue de la nouvelle année qui s’annonce.
La Covid-19 a également permis d’avoir une idée sur tout ce qui se trame pour l’avenir du monde entier. Les pays, considérés comme puissants, se sont déjà positionnés pour la nouvelle configuration internationale en cours. Les changements ne seront pas sanitaires uniquement, mais toucheront quasiment tous les aspects de la vie. Dans l’histoire de l’humanité, la géopolitique, pour ce début des années 20 du second millénaire, aura un autre «visage». Ceux qui sauront s’engouffrer dedans en capitalisant le maximum de «profits» pourront aspirer à exister dans le nouveau monde. L’urgence est d’être un acteur et de ne plus se contenter du rôle de spectateur.