Le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, et le secrétaire général de la Ligue des pays arabes, Ahmed Abou El Gheit, ont animé hier un point de presse à l’issue de la fin de la 31 session ordinaire de l’organisation panarabe au cours duquel ilss ont fait part de leur «satisfaction» quant à la réussite de cet évènement.

PAR NAZIM BRAHIMI
«Le Sommet de la ligue arabe à Alger a été un succès à tout point de vue. L’histoire retiendra que ce rendez-vous était un succès au vu de la dimension internationale qu’il a pris …», a affirmé M. Lamamra dans son introduction, dans laquelle il s’est exprimé en tout «fair-play» et sereinement envers les critiques émises ici et là concluant à l’échec du sommet notamment à cause de la défection de quelques dirigeants entre rois et chefs d’Etat.
Pour le chef de la diplomatie algérienne, le Sommet d’Alger a été celui du «renouveau», estimant que le Sommet «est à considérer comme novembriste» en ce sens que des défis ont été relevés notamment celui d’avoir «jeter les jalons d’un travail arabe commun que nous devons consolider» et de «travailler pour la réunification des rangs».
Pour sa part, le SG de la ligue des pays arabes a mis en avant «le consensus inédit» qui aura marqué le déroulement et les conclusions de ce sommet, considérant que le niveau de représentation des pays a été des plus élevés à l’occasion de ce Sommet d’Alger.
Il a indiqué à ce propos que 17 dirigeants, entre rois et chef d’Etat, ont été présents, alors quatre autres pays ont été représentés à un rang très élevé, estimant que c’est le sommet le plus représenté.
Le même responsable a évoqué également «l’absence de réserves» parmi les participants sur l’ensemble des questions et crises traitées pendant les travaux entamés le 1er novembre et qui ont pris fin hier avec l’adoption de la Déclaration d’Alger.
Pour M. Lamamra et répondant à une question sur la coopération entre la Chine et le monde arabe, l’essentiel est de travailler à «l’application» de ce qui a été décidé en œuvrant au renforcement la coopération arabe pour un développement dans la région (complémentarité, ouverture des frontières pour de nouvelles complémentarités économiques à aux investissements…) et permettre aux peuples arabes de bénéficier des tous les partenariats.
Il a souligné, dans ce sens, en plus de l’appui financier attendu pour le développement des pays du monde arabe, l’attente d’un «apport» politique dans les «questions essentielles», citant la cause du peuple palestinien, dont l’Etat «mérite» un statut entier au sein de l’ONU, a-t-il plaidé.
«Nous allons coordonner avec ces partenaires aussi bien sur les questions économiques que politiques importantes dans l’agenda arabe», a affirmé M. Lamamra, qui a ajouté que «les responsables arabes ont
pris conscience de l’impératif du travail commun pour défendre les intérêts de leur pays sur la scène internationale». Interrogé sur
les «mécanismes» et «outils» de nature à concrétiser les objectifs à l’issue de ce sommet, le chef de la diplomatie algérienne a préféré mettre en avant «la volonté politique des dirigeants», chose qu’il a considérée comme «un acquis» à l’occasion de ce rendez-vous. Abou El Gheit a relevé, en outre, que la Ligue arabe prendra en compte
les observations formulées à l’occasion de ce sommet citant l’insistance des dirigeants à «prendre en charge les préoccupations de la jeunesse» en tenant compte du rôle de la société civile dans la gouvernance. Le secrétaire général de la Ligue des Etats arabes a donné rendez-vous pour la concrétisation des résolutions des idées et propositions soumises à l’occasion du prochain sommet qui se tiendra à Ryad (Arabie saoudite).